trois hommes derrière les barreaux – .

Six personnes ont été interpellées en début de semaine. Deux ont été relaxées et quatre ont comparu vendredi 5 juillet devant le tribunal de Roanne. Les quatre prévenus ont demandé un délai supplémentaire pour préparer leur défense. Ils seront jugés en septembre prochain. En attendant, trois ont été placés en détention provisoire.

Suite à la dénonciation d’un vol aggravé, en février 2024, dans le cadre d’un trafic de stupéfiants entre le nord de la Loire et le sud de la Saône-et-Loire, les investigations confiées, sous la supervision du parquet de Roanne, aux militaires de la compagnie de gendarmerie de Roanne, ont permis de mettre au jour un trafic soutenu de stupéfiants, en provenance de Charlieu mais ayant également lieu, par livraisons, dans le Roannais et le sud du département de Saône-et-Loire, comme l’a indiqué ce vendredi 5 juillet Xavier Laurent, le procureur du tribunal de Roanne.

Cocaïne, amphétamines, cannabis…

Une surveillance humaine et technique a notamment été réalisée par la brigade de recherche de Roanne et les militaires des communautés de brigade de Charlieu et de Villerest, avec l’appui des moyens du centre de protection urbaine (CPU) de Roanne. Plusieurs dizaines de clients ont ainsi été identifiés, indiquant des transactions notamment en matière de cocaïne, d’amphétamines et de cannabis. Une adresse de Charlieu en particulier a été identifiée comme étant un lieu de revente, tandis que des livraisons effectuées à l’aide de plusieurs véhicules, notamment sur des commandes passées via Snapchat, ont été constatées.

45 gendarmes mobilisés pour des interpellations

Le 2 juillet, une opération judiciaire est lancée, mobilisant au total 45 gendarmes, principalement de la compagnie de Roanne, appuyés par ceux de Montbrison, Charolles (71) et deux maîtres-chiens de Villefranche-sur-Saône et Clermont-Ferrand, mais aussi par des policiers de la brigade de sûreté urbaine d’Armentières (59) et de l’unité de lutte contre le trafic de stupéfiants et l’économie souterraine de Lille (59).

Six personnes, âgées de 20 à 38 ans, ont été interpellées. Lors de cette opération, environ 200 g de cannabis, plus de 900 g de poudre de MDMA ou de comprimés d’ecstasy et 120 g de cocaïne ont été saisis, ainsi que des supports numériques et des véhicules utilisés pour des livraisons et des transactions. Une précédente quantité de 460 g d’amphétamines avait été saisie en mai contre l’un des suspects, interpellé dans le cadre d’une procédure distincte. Un rapprochement a été fait avec des faits constatés en mars 2023 contre un autre suspect domicilié à La Chapelle-d’Armentières (59), au domicile duquel les policiers lillois avaient découvert plus de 2 kg d’héroïne et 176 g de cocaïne alors que l’intéressé venait de prendre la fuite. Suite au désistement du parquet de Lille, ces faits ont également été intégrés dans l’enquête menée sous la supervision du parquet de Roanne.

Versions divergentes

Selon le parquet de Roanne, lors des auditions, si l’un des suspects a reconnu avoir commis les faits en disculpant les autres individus, les autres ont soutenu ne pas être impliqués dans un trafic de stupéfiants, tout en reconnaissant toutefois que deux d’entre eux avaient accepté soit de conserver des marchandises sans en connaître la nature exacte, soit d’effectuer des trajets au cours desquels des transactions auraient pu être réalisées, tout en niant y avoir participé directement.

Les quatre hommes seront jugés sur le fond en septembre.

Sur les six personnes placées en garde à vue, deux ont vu cette mesure levée faute de charges suffisantes, et quatre hommes, âgés de 24 à 38 ans, ont été présentés vendredi 5 juillet au tribunal correctionnel dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate. Les prévenus ayant demandé un sursis avant d’être jugés, l’affaire a été renvoyée à l’audience du 13 septembre. Jusqu’à cette date, trois des suspects, poursuivis comme récidivistes, ont été placés en détention provisoire, tandis que le quatrième, qui n’a jamais été condamné, a été placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction de paraître sur la commune de Charlieu.

 
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