Voici les pires choses qu’un éboueur a trouvées dans les poubelles de Montréal – .

Voici les pires choses qu’un éboueur a trouvées dans les poubelles de Montréal – .
Voici les pires choses qu’un éboueur a trouvées dans les poubelles de Montréal – .

Objets tranchants, produits chimiques, sacs qui se déchirent : Simon Paré-Poupart, qui ramasse les déchets à Montréal depuis 20 ans, explique quoi faire pour être plus respectueux du travail des éboueurs.

Pour Simon Paré-Poupart, les déchets sont un véritable trésor. C’est dans la rue qu’il a trouvé les outils qui meublent son atelier dans lequel il recycle le métal. La plupart des vêtements qu’il porte, il les a aussi trouvés dans les poubelles.

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Il lui arrive aussi de faire des découvertes plus surprenantes, comme des photos d’employés nus à leur fête de Noël. « Pour moi, les avoir vus, ça veut dire que ce n’était pas dans un sac scellé », explique celui qui est devenu éboueur pendant ses études. Il lui arrive même de trouver des tuyaux.

Si ces découvertes sont amusantes, il tombe aussi parfois sur des objets qui mettent en danger sa santé et celle de ses collègues.


Photo fournie par Lux Editor

Soyez prudent avec les objets tranchants

« Les contrats des différents districts sont très clairs », explique Simon. « Ils stipulent que, normalement, ce que nous mettons sur la route doit être exempt de produits tranchants ou de liquides. »

Malheureusement, ces règles ne sont pas toujours respectées. Il a déjà pris des couteaux exactos et des couteaux de cuisine. « Cela peut vous déchirer le mollet assez rapidement », dit-il.

Il lui arrive aussi de tomber sur des sacs très lourds remplis de céramique. Ces sacs peuvent déchirer, et/ou lacérer le mollet de l’éboueur qui n’a d’autre choix que de les tenir près de son corps tellement ils sont lourds.

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Certains produits ne sont pas faits pour la poubelle

Simon voit aussi régulièrement des pots de peinture encore pleins, des produits ménagers toxiques, des solvants, du chlore, de l’huile à moteur et des médicaments, qu’il faut apporter dans un écocentre.

« Je suis là avec de la peinture sur les pieds, avec de la peinture partout sur le camion qui coule dans toute la ville. Tout ça à cause d’un citoyen qui a caché un pot de peinture dans ses poubelles », explique-t-il.

Il nous rappelle également de ne pas jeter certains déchets de construction, comme la sciure de bois. « Quand le sac éclatera dans le camion, il y aura de la sciure partout, et elle ira dans les bronches. »

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Les poubelles en métal sont à proscrire !

Simon demande aussi d’oublier les poubelles en métal, souvent ennemies des éboueurs. Elles sont lourdes, peu ergonomiques et lorsqu’elles sont abîmées, elles peuvent devenir coupantes.

Assurez-vous également d’avoir une poubelle en bon état : avec des poignées et des roues qui fonctionnent. Cela aide grandement les personnes qui ramassent nos déchets.

Ensuite, lors d’une tempête de neige, évitez de sortir votre petit sac blanc sur un tas de neige : les éboueurs risquent de ne pas le voir !

Soyez courtois sur la route

« Si un éboueur bloque la circulation, ça veut quand même dire que vous, en tant que citoyen, n’avez pas à gérer vous-même vos déchets. Ce délai libère donc du temps que vous ne voyez pas sur le moment », insiste Simon Paré-Poupart.

De plus, les éboueurs sont vulnérables sur la route. Tenter de dépasser le camion à tout prix, c’est prendre le risque de heurter un travailleur.

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Simon Paré-Poupart partagera toutes ces expériences et bien plus encore avec nous dans un livre intitulé Déchets. Journal d’un éboueurqui sortira en librairie le 5 septembre.

Ce qui a commencé comme un travail étudiant pour Simon est devenu une véritable vocation.

« Tant que tu es étudiant, cela signifie que la société continue. Pour que la société continue, il y a des gens qui s’occupent des tâches quotidiennes que nous n’avons pas à faire parce que nous étudions. Je suis rapidement devenu un soutien. »

 
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