DAZN, BeIN et maintenant la surprise Warner Bros… « Panique à bord » sur les droits TV de la Ligue 1 – .

DAZN, BeIN et maintenant la surprise Warner Bros… « Panique à bord » sur les droits TV de la Ligue 1 – .
DAZN, BeIN et maintenant la surprise Warner Bros… « Panique à bord » sur les droits TV de la Ligue 1 – .

A 42 jours de la reprise de la Ligue 1, toujours pas de fumée blanche au siège de la LFP. « On a même passé un cap en termes de panique à bord », a résumé un participant au conseil d’administration organisé ce vendredi midi à la LFP. Il est vrai que la saga est non seulement interminable, elle est aussi de plus en plus difficile à suivre. C’est ce qu’a tenu à souligner le président du PSG, Nasser Al-Khelaïfi, visiblement agacé par ce statu quo et la présentation des différentes options.

Pour simplifier, trois dossiers sont sur la table. Tentons de les résumer sachant que ce samedi après-midi, les présidents de Ligue 1 se réuniront en urgence pour tenter de valider une position commune.

Solution numéro 1 : DAZN et sa troisième offre

Dix mois après le début des négociations, un seul acteur a officiellement ouvert son chéquier pour acquérir les droits du Championnat de France. Il s’agit de DAZN. La plateforme britannique, déjà présente à l’étranger (Serie A en Italie, Bundesliga en Allemagne et Liga en Espagne), en est désormais à sa troisième proposition. Elle s’élevait à 500 millions d’euros par an en décembre, 400 en juin. Elle est désormais tombée à 375 en moyenne (de 300 la saison prochaine à 500 en 2028-2029). Pour rappel, les droits TV nationaux valent actuellement 683 millions d’euros via la combinaison Amazon Prime-Canal+.

Selon les informations de RMC, que nous sommes en mesure de confirmer, la société de streaming souhaite acquérir huit des neuf matchs de chaque journée, dont les dix meilleurs matchs. Un bonus de 50 millions pourrait être activé si la barre des deux millions d’abonnés est atteinte, ce qui n’est pas du tout évident. Détail important : la Ligue financerait elle-même les coûts de production via sa société commerciale LFP Media.

Vincent Labrune et ses équipes ont fait preuve de transparence et ont émis un avis clairement défavorable sur cette option. Pour eux, « les garanties financières sont très précaires », confie un participant. Le cauchemar Mediapro en 2020 hante encore les esprits. Le groupe réfute totalement cet argument. Il estime avoir la force financière pour faire de la Ligue 1 un produit de qualité sans se brûler les ailes.

Solution numéro deux : une chaîne LFP diffusée par Warner Bros.

On ne l’avait pas vu venir. La Ligue a présenté ce vendredi un projet resté jusqu’ici confidentiel. Il ferait de Warner Bros Discovery (maison mère d’Eurosport) le canal de diffusion prioritaire de sa chaîne 100 % L1, dont elle estime le coût à environ 25-30 euros. Le groupe américain lance actuellement en grande pompe une nouvelle plateforme, baptisée « Max ». Pour 27,90 euros par mois, les téléspectateurs auraient accès à tous les matchs chaque week-end et à l’intégralité du catalogue Warner, qui accueille notamment les séries HBO. Un système similaire à celui mis en place par Amazon Prime ces dernières années.

Sauf qu’ici, les revenus dépendraient du nombre d’abonnés recrutés puisqu’aucun minimum garanti n’est fixé par Warner Bros. Des revenus allant jusqu’à 600 millions d’euros par an à long terme ont été évoqués mais sans certitude sur l’arrivée de cash à court terme. Attention, cette proposition ne s’éternisera pas. Le temps presse puisque la campagne de promotion de « Max » en France va bientôt débuter.

Solution numéro trois : BeIN Sports

Vincent Labrune ne s’en cache pas, c’est son plan idéal. Ces dernières heures, il pensait encore être proche d’un accord avec le groupe qatari. Mais aucune offre n’est arrivée. Nasser Al-Khelaïfi, président du PSG et de BeIN Media Group, était présent par téléphone depuis Londres. Il aurait subtilement demandé un peu de temps. Ce qui est objectivement ce qui manque cruellement aux décideurs. Être patient, c’est prendre le risque de perdre à la fois Warner et DAZN.

Ce samedi, la réunion d’urgence du collège de Ligue 1 s’annonce aussi cruciale que tendue. Les divergences risquent de devenir de plus en plus nettes entre les grandes et les petites équipes. Si les premières pourraient limiter la casse grâce à un apport de leur actionnaire et à l’augmentation parallèle des droits internationaux – quasi exclusivement réservés aux clubs européens –, l’inquiétude est plus palpable du côté du ventre mou et des équipes promues. Sans compter que quasiment personne ne parvient à lancer son mercato.

La baisse sera d’autant plus importante que le fonds d’investissement CVC a pris 20% du titre. Le groupe, qui avait investi 1,5 milliard d’euros au capital en 2022 contre 13% du CA, avait accepté de reporter le retour sur investissement. Il commencera à se rentabiliser cette saison.

L’union sacrée s’estompe

Vincent Labrune semble de plus en plus isolé. Plusieurs présidents présentés comme des supporters de la première heure (Waldemar Kita du FC Nantes, Jean-Pierre Rivère de l’OGC Nice, Jean-Pierre Caillot du Stade de Reims et Laurent Nicollin du Montpellier HSC) ont exprimé leur profonde inquiétude. Ils se sentent acculés au bord du gouffre, sans aucune maîtrise de leur destin. Un discours qui interpelle certains députés indépendants, pour qui les risques sont connus de tous depuis longtemps.

Le vice-président du syndicat Foot Unis Bernard Joannin, contacté par téléphone, veut croire à une résolution en début de semaine prochaine. Les présidents de Ligue 1 étant majoritaires au sein de la gouvernance du conseil d’administration, s’ils trouvent un accord ce samedi, le dossier pourrait en effet accélérer.

 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

PREV La Ville de Toulouse lance des appels à candidatures pour 5 locaux commerciaux – .
NEXT Sète Agglopôle Méditerranée launches Quartiers 2030 – Le Petit Journal – .