La Belgique sous le charme de Lenny Kravitz – .

La Belgique sous le charme de Lenny Kravitz – .
La Belgique sous le charme de Lenny Kravitz – .

Lenny Kravitz à Rock Werchter 2024. Ph. Mathieu Golinvaux

En 1990, lors de sa première apparition à Rock Werchter, Lenny Kravitz chantait déjà sur l’amour, la paix et la gentillesse. Sorti un an plus tôt, son premier album « Let Love Rule » était une merveille de rock vintage. Lenny n’était pas en tête d’affiche cette année-là. C’était Bob Dylan et The Cure. Mais sa performance avait enflammé la scène. Il était sexy, enchaînant des solos torrides tout en secouant ses dreadlocks et son message paix et amour Je me sentais tellement bien.

Ommegang et abdos

Lenny Kravitz à Rock Werchter 2024. Ph. Mathieu Golinvaux

Trente-quatre ans plus tard, le mec est devenu une superstar avec l’allure d’un chaman charismatique. Et il est toujours aussi sexy. On le pense, mais c’est aussi le mot qu’on a entendu des dizaines de fois ce jeudi soir sur la plaine de Rock Werchter suivi de la question “Mais comment fait-il pour avoir des abdos comme ça à son âge ?. Désolé, nous n’avons pas la réponse. Et encore moins ses abdos. Lenny Kravitz est arrivé en Belgique mercredi 3 juillet. Il a assisté aux cérémonies de l’Ommegang sur la Grand-Place de Bruxelles avec son pote Bruce Springsteen qui avait enflammé Werchter la veille. En ce premier jour de festival, il avait le statut de tête d’affiche et revenait avec le convaincant « Blue Electric Light », son douzième album sorti fin mai qui boucle la boucle avec un thème majeur : l’amour, toujours l’amour….Je ne peux pas faire autrementil nous l’a expliqué dans une interview exclusive. Qu’il soit romantique ou universel, l’amour est au centre de tous mes albums. C’est le moteur de ma vie.

Toujours en fuite

Lenny Kravitz à Rock Werchter 2024. Ph. Mathieu Golinvaux

A 23h précises, Lenny le sexagénaire débarque avec un groupe, tout de cuir vêtu. Pas de préliminaires chez lui. Le riff de guitare imparable deEst-ce que tu vas suivre mon chemin ? sort des enceintes et c’est la folie. Le public des premiers rangs devient fou. Ils sautent, ils crient, ils dansent, ils explosent… Le son est énorme. La batteuse claque sa caisse claire comme un métronome, la basse secoue le ventre et Lenny enchaîne déjà un solo de folie. Le ton de la soirée est donné. La star new-yorkaise reviendra deux fois sur son premier album « Love Rule ». Pour le rappel, avec le titre éponyme, alors qu’on avait déjà quitté le parking. Et en plein milieu du set avec l’excellent Peur qu’il prolongeait encore avec un solo particulièrement inspiré. Héritier des hymnes pacifistes de John Lennon, des effluves rock psychédéliques de Sly Stone et des obsessions funky de Prince, Lenny Kravitz a sorti le jukebox. Je t’appartiens, crois, toujours en fuite, vole loin… Exactement ce que le public attendait. Et même si notre voisin de concert regrettait de ne pas avoir chanté » complètement nue comme dans le clip » fils célibataire TK421il est clair que les chansons tirées de « Blue Electric Light » (il a également joué les titres Humain et Paralysé) connaissent un grand succès en diffusion en direct et lui permettent de toucher un nouveau public.

L’icône PJ Harvey

PJ Harvey à Rock Werchter 2024. Ph. Mathieu Golinvaux

Sans surprise, c’est PJ Harvey qui a donné la prestation la plus intense de cette première journée de festival. Avant la dernière chanson de son concert (La question d’un enfant Août), Polly Jean ne dit pas un seul mot entre les chansons. Cette approche, qui pourrait paraître prétentieuse chez d’autres artistes, a ici le mérite de nous emmener encore mieux dans sa musicalité et son univers qui confine parfois au mystique. Élégante, mystérieuse, théâtrale lorsqu’elle se sert un verre de thé ou se remet du rouge à lèvres, possédée par des esprits maléfiques lorsqu’elle danse, PJ Harvey fascine de la première à la dernière note.

C’est moins rock qu’au début mais ça reste tout simplement profondément captivant. Référence ultime de la scène alternative, icône intouchable et indétrônable, PJ Harvey enrobe les nombreux extraits de son dernier chef-d’œuvre « I Inside The Old Year Dying » d’accents folk débridés. Il y a un peu de Kate Bush dans ses interprétations à la fois intimistes et oniriques. Mais l’électricité est toujours présente. Surtout sur Queenie de 50 pieds J’ai sorti « Débarrassez-vous de moi », Robe (exhumé de son post-punk « Dry ») et le toujours intense Pour t’apporter mon amour. Performance immense et intense.

PJ Harvey à Rock Werchter 2024. Ph. Mathieu Golinvaux

 
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