[Cinéma] Cannes comes to the Cinémathèque – .

[Cinéma] Cannes comes to the Cinémathèque – .
[Cinéma] Cannes comes to the Cinémathèque – .

Une reprise partielle de la dernière Semaine de la Critique cannoise se déroule jusqu’à demain à la Cinémathèque de Luxembourg. Un rendez-vous qui vise à lier héritage et découvertes futures.

Chaque année, et « depuis quelque temps, nos confrères de la Cinémathèque française et de la Cinémathèque de Corse reprennent dans leur programmation la sélection de la Semaine de la critique cannoise. On dit « jamais deux sans trois », non ? » C’est pourquoi, en ce moment, une reprise partielle des films projetés à la dernière Semaine de la critique a également lieu au Luxembourg.

Derrière le rapprochement entre la Cinémathèque et la section parallèle du Festival de Cannes, il y a Boyd van Hoeij, responsable de la programmation de l’institution luxembourgeoise. En 2015, alors critique à temps plein pour des magazines spécialisés (Le Hollywood Reporter, Variété…), il a été membre du jury de la Semaine de la Critique et est depuis « resté en contact » avec l’équipe.

Cette reprise partielle de la sélection des 63et La Semaine de la Critique a débuté hier avec la projection de son film d’ouverture, Les fantômesle premier long métrage de fiction du documentariste français Jonathan Millet, et Bébédu Brésilien Marcelo Caetano (prix révélation pour l’acteur Ricardo Teodoro). Elle se poursuit jusqu’à demain avec quatre autres longs métrages, primés ou non. Ainsi, le public peut découvrir dès aujourd’hui Simon de la Montagnede Federico Luis, le film argentin qui a remporté le Grand Prix lors de cette dernière édition, suivi de La Pampaun récit initiatique de deux adolescents dans une France rurale et défavorisée. Ce dernier, qui ne figure pas au palmarès de la Semaine, aura cependant le privilège d’être accompagné de son réalisateur, Antoine Chevrollier.

« Pas de plan concret »

Créée en 1962 à l’initiative du Syndicat français de la critique de cinéma, la Semaine de la critique est un dénicheur de talents ; c’est à cet endroit de la Croisette que se sont révélés des cinéastes tels que Wong Kar-wai, Justine Triet, Quentin Dupieux, Ken Loach ou Jeff Nichols. Pour l’institution luxembourgeoise gardienne de l’histoire du cinéma, dont le lieu accueille déjà des projections du LuxFilmFest et de CinEast, ce lien avec la Semaine de la critique apparaît comme une autre façon de lier héritage et découvertes futures.

Si tout cela s’est déroulé « naturellement », dans un esprit « joyeux et positif », Boyd van Hoeij n’ose « pas se prononcer » sur un éventuel renouvellement de l’événement dans le futur, ce qu’il « aimerait beaucoup voir », pour la simple et bonne raison que la Cinémathèque doit fermer pour travaux l’an prochain, étape essentielle de la rénovation de la place du Théâtre promise par la Ville. « Sans dates de fermeture précises pour l’instant, nous ne pouvons faire aucun projet concret », précise-t-il. Et comme il est encore impossible de se projeter dans l’avenir, « nous sommes déjà très contents » de ce premier partenariat.

Logique de programmation

Et pour cause : à l’instar de ses homologues parisienne et corse, la Cinémathèque de Luxembourg accueille pour ces trois jours Ava Cahen, déléguée générale de la Semaine de la critique depuis 2021. De quoi imprimer encore davantage l’empreinte cannoise sur ce détour luxembourgeois. « Cela fait partie de l’idée de base », explique Boyd van Hoeij, qui souligne également que, récemment, la « tournée » post-cannoise de la Semaine est aussi passée par la République tchèque et le Mexique. « Ava est d’abord une critique de cinéma. Et, pour un critique, accompagner un film qu’on a aimé est toujours un plaisir », confie celui qui, en tant que critique, s’est souvent prêté à l’exercice.

Pour le programmateur, en revanche, le processus s’est avéré « assez compliqué » : « Entre le moment où les films sont sélectionnés et celui où ils sont diffusés, ils ont été vendus à l’international. » La logique de programmation doit ensuite trouver le bon équilibre entre les œuvres primées – « celles que le public veut voir en premier », analyse Boyd van Hoeij -, les coups de cœur et les films disponibles à la projection. Un dernier paramètre qui peut donner lieu à de véritables « batailles » avec les distributeurs du Benelux qui ont acheté certains de ces films, parfois avec une date de sortie déjà fixée.

Le cinéma en plein air revient le 25 juillet

Si, du côté de la Cinémathèque, « nous voulions certains films que nous n’avons finalement pas eu », il n’y a aucun regret : « La qualité de la programmation est telle que nous ne faisons que remplacer un bon film par un autre », sourit Boyd van Hoeij.

Pour le reste, il faudra s’attendre à en savoir plus en fin d’année ; en attendant, la Cinémathèque se dit fière de « donner ce rendez-vous un peu particulier » à son public avant sa fermeture estivale de trois semaines, à compter de lundi. Et d’anticiper son retour hors les murs, avec l’habituel Cinéma en plein air, place Guillaume-II, du 25 au 1er juillet.est août.

La programmation

Vendredi

Simon de la Montagnepar Federico Luis (Argentine). À 18h

La Pampapar Antoine Chevrollier (France). A 20h30
En présence du réalisateur.

SAMEDI

Palais du Soleil Bleupar Constance Tsang (États-Unis). À 18h

Les reines du dramepar Alexis Langlois (France). A 20h30

Tous les films sont précédés d’une introduction d’Ava Cahen, déléguée générale de la Semaine de la Critique.

 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

PREV Helen Halushka 1932 2024, avis de décès, nécrologie, nécrologie – .
NEXT un village entier dénonce sa conduite jugée dangereuse, le conducteur condamné