l’opératrice des urgences qui s’était moquée de cette mère mourante a condamné – .

l’opératrice des urgences qui s’était moquée de cette mère mourante a condamné – .
l’opératrice des urgences qui s’était moquée de cette mère mourante a condamné – .

L’opératrice du service médical d’urgence qui s’était moquée de Naomi Musenga lorsqu’elle avait appelé à l’aide quelques heures avant sa mort a été condamnée à 12 mois de prison avec sursis pour « non-assistance à personne en danger ».

« Oui, tu vas mourir un jour, comme tout le monde, d’accord ? Tu appelles SOS Médecins, je ne peux pas le faire pour toi. » Le 29 décembre 2017, Naomi Musenga, une Alsacienne de 22 ans, contacte les secours pour des douleurs. Mais alors que la jeune femme se dit « très mal » et a l’impression qu’elle va « mourir », elle reçoit moqueries et hostilité de la part des intervenants.

« Madame, aidez-moi », demande la jeune Strasbourgeoise. Face à la difficulté de la patiente à s’exprimer, l’opératrice répond : « Bon, si vous ne me dites pas ce qui se passe, je raccroche. » « J’ai très mal, je vais mourir », explique Naomi Musenga. « Oui, vous mourrez, certainement, un jour, comme tout le monde. »

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Après ce coup de fil, Naomi Musenga a tout de même été conduite à l’hôpital de Strasbourg, où elle a succombé à une « défaillance multi-organique due à un choc hémorragique », c’est-à-dire que plusieurs de ses organes ont cessé de fonctionner, dans les heures qui ont suivi. Et quelques mois après le drame, la révélation des échanges entre Naomi Musenga et le Samu dans la presse locale a créé une onde de choc.

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La ministre de la Santé de l’époque, Agnès Buzyn, avait rencontré la famille du défunt et promis qu’elle « recueillerait toutes les informations » sur cet appel. Après six ans d’enquête, cette affaire a finalement été jugée par le tribunal correctionnel de Strasbourg début juillet 2024.

La mère de la victime pardonne à l’opératrice

L’opératrice qui s’est moquée de Naomi Musenga, Corinne M., 60 ans, a été condamnée à douze mois de prison avec sursis et à verser 15 000 euros à la famille de la victime pour couvrir ses frais d’avocat. Le tribunal lui a reproché de n’avoir, « à aucun moment, cherché à savoir ce que Mme Musenga avait fait ». [avait] comme des symptômes, alors qu’elle lui dit qu’elle va mourir. “Une bande-son comme celle-là, j’ose espérer que de ma vie, je ne l’entendrai plus jamais”, a ordonné le procureur.

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Corinne M. a tenté d’expliquer ses manquements par son épuisement moral et sa charge de travail, sans vraiment convaincre le tribunal. Elle a notamment présenté ses excuses à la famille de Naomi Musenga dès l’ouverture des débats jeudi matin, des excuses accueillies avec bienveillance par la mère de Naomi, Honorine Musenga, qui a dit avoir « pardonné » à l’opératrice. A l’issue de l’audience, Honorine Musenga a exprimé son « soulagement » que la responsabilité de l’opératrice ait été reconnue et qu’elle ait présenté ses excuses.

« Le tribunal a rendu justice à Naomi », a confié sa sœur Louange à France Bleu après le verdict. « C’était dur de réécouter les échanges. On pense à notre père qui est parti. On avait besoin de ses excuses, ça nous permet d’avancer. On a eu un bref échange avec l’opératrice, c’est tard, mais c’est important pour nous. On trouve que cette sanction est vraiment juste. »

 
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