dans la sixième circonscription, une course à trois dont l’issue est indécise – .

dans la sixième circonscription, une course à trois dont l’issue est indécise – .
dans la sixième circonscription, une course à trois dont l’issue est indécise – .

LLe match est encore indécis. Dans la sixième circonscription de Gironde, les trois candidats favoris du premier tour des législatives sont tous qualifiés pour le second. Marie Récalde, candidate PS du Nouveau Front populaire, est en ballotage favorable, avec 35,2% des suffrages exprimés, talonnée par le député sortant de la majorité Éric Poulliat, qui a récolté 32,8% des voix. Seulement 1 928 voix séparent ces deux candidats.

Derrière, Jimmy Bourlieux (Rassemblement national) s’est qualifié en troisième position avec 27,1 %, huit points derrière Marie Récalde. Cette circonscription reste l’une des rares à rester dans une course à trois au second tour, après les grandes manœuvres politiques de la majorité et de la gauche pour construire un « front républicain » et faire barrage à l’extrême droite. Aucun des candidats n’avait intérêt à se retirer ici, le RN ayant peu de chances de remporter le siège.

Dans ce bastion du Parti socialiste, Jimmy Bourlieux a encore réalisé un score historique pour le RN, principalement lié à « la dynamique nationale » de son parti, estime-t-il. Ce mercredi matin, sur le marché de Mérignac, il a pu constater une nouvelle fois que l’extrême droite ne fait plus aussi peur qu’avant et qu’elle n’agit plus comme un élément dissuasif pour beaucoup de Français. Pour ce second tour, il estime disposer de réserves de voix « parmi les petits candidats et les abstentionnistes ». Il a également mené des opérations de démarchage dans les quartiers populaires de Mérignac, à Beutre, Burck ou Beaudésert, où l’abstention a été plus élevée qu’ailleurs.


Jimmy Bourlieux est arrivé troisième au premier tour.

N. L.

Le délégué départemental RN en Gironde se positionne comme une « alternative responsable à l’extrême gauche » et attaque « le programme dangereux du Nouveau Front populaire, qui transformera la France en Venezuela sans pétrole ». Même s’il sait que ses chances sont minces, il préfère capitaliser sur son score du premier tour, « encourageant pour la suite, car nous nous implantons sur le territoire », estime-t-il. Il faudra désormais compter sur nous.

« Barrage à l’extrême gauche »

Dans le camp de la majorité, le député sortant Éric Poulliat, élu en 2017 et 2022, vise clairement l’alliance de la gauche, plus que celle de l’extrême droite. « Le PS n’a pas respecté notre pays en s’alliant à La France insoumise. Le NFP est un système de fraude électorale, qui sera dirigé par LFI. Ils doivent en assumer la responsabilité », cible-t-il. Éric Poulliat va même plus loin. « Je ne vois pas la différence entre un député LFI et un autre du RN, sauf que ceux du RN se sont mieux comportés à l’Assemblée. »

Sur le marché de Mérignac, une ancienne militante du Parti socialiste venue le rencontrer abonde dans le même sens. « Une alliance avec LFI n’est pas possible pour moi. Quand vous voyez comment ils se sont comportés à l’Assemblée et leurs discours sur la Palestine… Je voterai pour vous », assure-t-elle. Le candidat d’Ensemble se considère comme une « barrière à l’extrême gauche » et compte sur les électeurs « républicains » pour conserver son siège.


Eric Poulliat est arrivé deuxième au premier tour.

N. L.

Sa deuxième prise de position lui laisse néanmoins un goût amer, avec une pointe de suspicion sur le déroulement du premier tour de scrutin. « Nous sommes allés à la préfecture pour vérifier les bulletins de vote. Certains bureaux de vote de Mérignac sont passés de 70 % d’abstention aux élections européennes à 65 % de participation aux législatives, ça m’étonne », soupçonne-t-il. « Nous contrôlerons mieux les opérations de vote au second tour. Et nous verrons si nous déposons un recours après le second tour. »

« Un essor démocratique »

Pour Marie Récalde, cela s’explique avant tout par « un déclic et un sursaut démocratique ». « Quand j’entends parler de soupçons d’irrégularités, mes bras tombent », a-t-elle réagi ce jeudi, lors d’une rencontre avec des chefs d’entreprise de Mérignac. Accompagnée du président de la Région Alain Rousset, elle a tenté de rassurer le tissu entrepreneurial, très présent à Mérignac, « dans cette période d’incertitude ». « L’État n’a pas été assez innovant. Pour aider les entreprises, il faut avoir une vision à long terme », explique-t-elle.

La candidate PS, attachée à l’aéronautique sur son territoire, a « passé la semaine sur le terrain, à faire du porte-à-porte ou du démarchage dans tous les quartiers de Mérignac, pour convaincre les électeurs qui ont voté pour nous au premier tour de maintenir leur vote ». « Mais il faut aussi aller chercher les abstentionnistes et travailler sur des procurations. Et si on obtient une majorité, je suis convaincue que le Premier ministre proposé sera quelqu’un qui rassemble et pas un candidat LFI », ajoute-t-elle. Dimanche soir, elle espère regagner son siège occupé de 2012 à 2017 pour construire cette nouvelle gauche de « compromis » à l’Assemblée.

 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

PREV À Avignon, « La Gaviota » plonge les spectateurs dans l’obscurité et le doute
NEXT un village entier dénonce sa conduite jugée dangereuse, le conducteur condamné