A la rentrée, une école d’infirmières pédiatriques ouvre à Brest – .

A la rentrée, une école d’infirmières pédiatriques ouvre à Brest – .
A la rentrée, une école d’infirmières pédiatriques ouvre à Brest – .

Pour faire face à la pénurie d’infirmières pédiatriques, le CHU de Brest ouvrira en octobre une nouvelle école dédiée à cette spécialité dans le cadre de son Institut de formation des professionnels de santé (IFPS, 8 écoles, 1 000 étudiants). L’établissement a reçu l’agrément pour ouvrir 30 places pour cette formation, qui dure actuellement une année complète. Il s’agit de la deuxième école de Bretagne, après Rennes.

Répondre à un besoin croissant

« C’était un vrai défi d’ouvrir en moins d’un an », souligne Nathalie Kergavarat, directrice de l’Institut de formation en soins infirmiers (IFSI), qui sera la coordinatrice pédagogique de l’école d’infirmières pédiatriques. Une urgence pour répondre aux besoins croissants dans les services de néonatalogie. « Bientôt, il sera obligatoire d’avoir la moitié de nos personnels formés à cette spécialité. Ce n’est pas le cas actuellement », constate Jean-Michel Roué, pédiatre et chef du service de réanimation néonatale au CHU de Brest, directeur scientifique de l’école.

Bientôt, il sera obligatoire que la moitié de notre personnel en néonatalogie soit formée dans cette spécialité. Ce n’est pas le cas actuellement.

L’école la plus proche étant à Rennes, peu de personnels du CHU ont choisi de se former. « C’était un investissement important avec une année à faire à Rennes, ce qui n’est pas très proche ! », poursuit le pédiatre. La création de cette école à Brest devrait être un accélérateur.

Le concours a eu lieu en mars et mai derniers. Il était ouvert aux infirmières et sages-femmes diplômées ainsi qu’aux étudiants en dernière année de ces formations. 62 candidats ont postulé, principalement issus des départements bretons. « Nous en avons sélectionné 30 – dont deux hommes – et quatre sur liste d’attente. Mais ils seront probablement moins nombreux à la rentrée car dix d’entre eux nous ont déjà demandé de reporter l’examen à la rentrée 2025 », explique-t-elle.

Stages en milieu hospitalier, crèche ou PMI

Un bon début malgré tout. « Il faut du temps pour que cela se mette en place et que l’école se fasse connaître. Nous travaillons sur le long terme », insiste Nathalie Kergaravat. Car la difficulté réside dans le financement de cette formation à 6 500 € par an. « Quinze de nos étudiants ont un financement. Le CHU de Brest, par exemple, en financera trois », se réjouit-elle. D’autres structures sont également concernées. « En plus des 650 heures théoriques et des 140 de travaux encadrés, les étudiants ont 710 heures de pratique à effectuer dans quatre types de structures différentes : maternité, néonatalogie, PMI (Protection maternelle et infantile) et crèches », énumèrent Valérie Jaouen et Linda Vattier, deux formatrices à l’école.

Le travail des équipes a donc consisté à contacter tous les établissements susceptibles d’accueillir des étudiants, dans le Finistère mais aussi dans d’autres départements. « Nous construisons notre réseau, avec le conseil départemental pour la PMI, la Ville de Brest pour les structures d’accueil de la petite enfance, la clinique de Keraudren, etc. Nous avons aussi des structures intéressées à Lorient, Vannes et Saint-Brieuc », précise le directeur de l’IFSI.

 
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