Irving décontamine le terrain de ses anciens réservoirs avec des plantes à Matane – .

Irving décontamine le terrain de ses anciens réservoirs avec des plantes à Matane – .
Irving décontamine le terrain de ses anciens réservoirs avec des plantes à Matane – .
La phytoremédiation consiste à planter des végétaux, ici des saules et des rosiers, pour dépolluer le terrain. Photo Romain Pelletier

La pétrolière Irving a presque terminé les travaux de phytoremédiation à l’aide de plantes pour décontaminer son vaste terrain situé sur la falaise bordant l’avenue du Phare Est et la rue Caouette à Matane.

En faisant appel à des entreprises spécialisées, la compagnie pétrolière a planté des centaines de saules et de rosiers surl la terrasse près de l’hôtel Riôtel Matane. Puis, elle les a protégés en les entourant d’une clôture, à l’emplacement de ses anciens réservoirs érigés en 1954 et transportés au parc industriel en 1972.

Grâce à ce traitement, il n’est pas nécessaire de procéder à des travaux d’excavation et d’enfouissement pour décontaminer le site contaminé par les hydrocarbures.

Ce travail a été réalisé après avoir arpenté le terrain pendant une dizaine d’années. Photo Romain Pelletier

Contaminants dégradés directement dans le sol

« Avec cette méthode, plusieurs contaminants seront décomposés directement dans le sol. Les métaux retrouvés dans les plantes sont concentrés après ces traitements. On gère donc des kilos de plantes contaminées, plutôt que des tonnes de terre ! » a déjà indiqué Michel Labrecque à Écohabitation.

Cet organisme indépendant accompagne depuis plus de 20 ans les professionnels et les particuliers dans la réalisation de leurs projets durables par l’information, l’accompagnement, la certification et la formation.

Consultant pour le projet de Matane, M. Labrecque était à l’époque professeur agrégé à l’Institut de recherche en biologie végétale de l’Université de Montréal, botaniste et chef de la division R&D (recherche et développement) scientifique au Jardin botanique de Montréal.

D’abord connu sous le nom d’écorchies

Les anciens réservoirs Irving sont situés à l’embouchure de la rivière Matane, du côté est, là où une terrasse surplombe la rivière. Celle-ci ressemble à un immense plateau, haut de vingt à vingt-cinq mètres et long de deux à trois kilomètres jusqu’à la côte menant au secteur Petit-Matane. La mer grignotant continuellement le flanc de cette terrasse, une falaise particulièrement abrupte s’est formée au fil du temps.

Vue aérienne du champ pétrolier Irving avec ses quatre réservoirs en 1948. Collection Studio Victor Sirois – Archives de la Société historique et généalogique de Matane.

L’abbé Antoine Gagnon y possédait un chalet : le Hurle-Vent

Les premiers habitants de Matane surnommèrent cet endroit les écorchies, terme populaire qui traduit bien cette réalité.

Le premier historien de Matane, le père Antoine Gagnon (1899 à 1983) y possédait un chalet d’été : Hurle-Vent après y avoir acheté un terrain le 11 juillet 1945, sur le cap ou la pointe.

Le chalet d’été du père Antoine Gagnon : le Hurle-Vent. Archives de la Société historique et généalogique de Matane.

Il vendit le petit bâtiment avec chapelle attenante à la compagnie pétrolière Irving le 28 octobre 1953 pour 8 000 $. En 1954, à l’est du chalet, Irving installa des réservoirs qui furent déplacés le 4 novembre 1972 dans ses nouvelles installations du parc industriel.

Déplacement d’un des réservoirs pétroliers Irving sur l’avenue du Phare Est à Matane. Au fond sur le cap ou la pointe : le Hurle-Vent. Archives de la Société historique et généalogique de Matane.

Le Hurle-Vent resta à l’abandon pendant toutes ces années et subit des attaques de vandalisme. Finalement, au milieu des années 1970, probablement en octobre 1974, les pompiers municipaux le détruisirent lors d’un exercice d’incendie.

 
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