A Paris, quatre militants de gauche violemment agressés dans la nuit – .

A Paris, quatre militants de gauche violemment agressés dans la nuit – .
A Paris, quatre militants de gauche violemment agressés dans la nuit – .

« Ils sont venus vers nous comme une petite unité de commando. “, raconte Antoine*, juste avant d’aller chez le médecin. Hier soir, mardi 2 juillet, il est allé coller des affiches électorales pour Danielle Simonnet avec trois autres camarades dans le 20e arrondissement de Paris. Les quatre affiches sont ensuite parties « violemment attaqué par des militants d’extrême droite », comme l’explique le député sortant dans un communiqué.

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Les prénoms suivis d’un astérisque ont été modifiés.

Vers 22h30, les quatre militants sont arrivés rue de la Plaine, à Paris 20etde placarder des affiches sur les panneaux électoraux situés devant une école primaire. Celui de Danielle Simonnet a été tagué « antisémite » et celui de Céline Verzeletti a été arraché.explique Antoine. Au fur et à mesure qu’ils commencent à coller, « un homme arrive ” se souvient Rémi*, celui qui a été le plus touché. « Ce ne sera pas possible, les gars. »aurait déclaré l’homme d’une quarantaine d’années qui était adossé à un mur au moment de l’arrivée des affiches. L’homme a alors arraché l’affiche encore fraîche.

Tout se passe très vite. « Deux autres personnes, beaucoup plus jeunes et masquées, arrivent et utilisent un pistolet lacrymogène. » Le ton continue de monter, l’un des colleurs d’affiches, très jeune, s’écarte tandis que Guillaume tente d’éloigner les deux agresseurs, avec son balai utilisé pour coller les affiches. Alors que nous essayons de les maintenir à distance, deux autres gars arrivent. “, rapporte Guillaume à Politique.

« Je suis par terre, je ne peux rien faire. »

Une fois en contact avec les épisseurs, les gros canons arrosent Rémi de « à quelques centimètres du visage » avec du gaz lacrymogène. Au sol, il ne peut plus ouvrir les yeux à cause de la douleur. « Tout mon visage brûlait, ça me fait encore mal aujourd’hui. » William tombe à terre. « Ils ont commencé à me frapper. Mes jambes sont encore enflées. » Antoine, plus loin, revient à la charge pour aider ses camarades tandis que le les insultes fusible comme « Salauds antisémites ».

Ils savaient se battre et ils étaient de plus en plus désireux de se battre.

Antoine

Pour Rémi, impossible de faire quoi que ce soit, il entend juste ce qui se passe autour de lui. « Je suis par terre, je ne peux rien faire. » Alors qu’il se réfugiait derrière son camarade, Guillaume se souvient avoir vu les assaillants crier « Viens ici ! Viens ici ! »Antoine commence aussi à recevoir des coups et Guillaume revient « sur la même ligne »Il se souvient avoir vu deux des assaillants s’approcher des barres de fer sur le trottoir et dire : « Nous allons prendre ça et nous allons les écraser. » Pour couronner le tout, un sixième homme arrive. « Il voulait nous achever à coups de poing, il ressemblait à un boxeur. »dit une affiche.

« C’était une embuscade, ils nous attendaient »

« Ils savaient se battre et ils étaient de plus en plus désireux de se battre. “, raconte Antoine, qui, comme Guillaume, est marqué par plusieurs ecchymoses. Mais heureusement, dans un probabilité totaleune voiture de police municipale entre dans la rue et les assaillants prennent la fuite. Pour Antoine, « C’était in extremis « et les quatre activistes » échapper au lynchage ». « C’était une embuscade, ils nous attendaient “, ajoute Guillaume. Pour les trois colleurs, la scène a duré” une éternité ». « Ils étaient organisés et ils voulaient nous tuer ” dit-il en attendant ses camarades le lendemain pour déposer plainte.

Des violences d’extrême droite ont éclaté hier soir.

D. Simonnet

Après la bagarre, une ambulance, appelée par la police municipale, vient en aide au groupe. Rémi, qui ne peut toujours pas ouvrir les yeux, termine sa soirée à l’hôpital, mais faute de voir un médecin, décide de rentrer chez lui après plus de deux heures d’attente. Le lendemain, un médecin lui prescrit deux jours d’arrêt de travail. Toujours sous chocil doit aussi consulter un ophtalmologue alors que ses yeux le brûlent encore.




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Au lendemain de l’attentat, mercredi 3 juillet, Danielle Simonnet a publié un communiqué de presse : « Des violences d’extrême droite ont éclaté dans le 20e arrondissement hier soir « Un rassemblement est également organisé devant le commissariat du 20e à l’appel du candidat, mais aussi par les groupes politiques du quartier : les Écologistes, le PCF, Génération.s, le NPA, Ensemble ! et la Gauche écosocialiste. Même s’ils ont encore du mal à passer à autre chose, les trois complices ne comptent pas » abandonner Pour Guillaume, qui compte revenir sur les terrains au plus vite : « Ce ne sont pas cette violence et ces méthodes antidémocratiques qui nous empêcheront de faire campagne. »

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