Le procès de Go Fast reporté, deux trafiquants présumés sous contrôle judiciaire – .

Le procès de Go Fast reporté, deux trafiquants présumés sous contrôle judiciaire – .
Le procès de Go Fast reporté, deux trafiquants présumés sous contrôle judiciaire – .

Ils sont soupçonnés d’avoir participé à l’importation en France de cocaïne et de cannabis depuis l’Espagne. Six hommes – âgés de 19 à 32 ans – devaient être jugés ce mercredi par le tribunal correctionnel de Meaux pour association de malfaiteurs et trafic de stupéfiants. Des délits qu’ils auraient commis entre février 2022 et août 2023. Mais leur procès a été renvoyé au 14 octobre, pour des raisons de procédure un peu complexes pour le commun des mortels. Sans compter que deux des prévenus, dont l’un est incarcéré dans une prison du sud de la France, n’avaient pas été sortis de leur cellule.

L’affaire a débuté en mars 2023, lorsque des douaniers des Pyrénées-Orientales ont arrêté à Perpignan un convoi composé de deux voitures de tête et d’une Jeep Cherokee, transportant de l’herbe et de la résine de cannabis. La drogue devait être acheminée vers la région parisienne. Ce jour-là, trois hommes ont été interpellés (ils ont ensuite été jugés par le tribunal local), tandis qu’un quatrième a pris la fuite à pied. Les douaniers ont saisi 236 kg de résine de cannabis et 70 kg d’herbe.

Les investigations – fondées sur des prélèvements effectués sur des véhicules et sur des écoutes téléphoniques – vont pousser la police judiciaire de Meaux à enquêter sur des habitants de Meaux. Parmi eux : un trentenaire récemment condamné à une lourde peine de prison pour avoir participé à des go fasts. En juin 2023, un autre convoi transportant 211 kg de résine de cannabis et 6 kg de cocaïne est intercepté, là encore par des douaniers des Pyrénées-Orientales.

C’est début juin dernier que les policiers de la Section de lutte contre la criminalité organisée et spécialisée (Scos, ex-PJ Meaux) devaient procéder aux interpellations et aux auditions des six prévenus, dont certains étaient déjà incarcérés. « Les chances d’avoir cinq des prévenus, actuellement incarcérés dans des prisons différentes, à la prochaine audience en même temps sont quasiment nulles », a souligné la vice-procureure Céline Filliol. Qui n’a approuvé qu’un seul motif pour ajourner leur procès : « Il est vrai que la procédure de Perpignan n’est pas au dossier. Il est logique que les avocats de la défense demandent à l’obtenir. »

En attendant la prochaine audience, deux des prévenus ont été placés sous contrôle judiciaire, tandis que le procureur adjoint avait demandé qu’ils restent en détention, notamment pour éviter les risques de collusion avec leurs coauteurs et garantir leur représentation devant le tribunal : « Un mandat d’arrêt a été émis contre la dernière cible de cette affaire. »

 
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