Le premier adjoint a refusé de plaider coupable – .

Le premier adjoint a refusé de plaider coupable – .
Le premier adjoint a refusé de plaider coupable – .

La première adjointe d’Istres (Bouches-dur-Rhône), Nicole Joulia, a été interrogée ce mardi. Elle est soupçonnée de favoritisme et de détournement de fonds publics. Une nouvelle audience collégiale est prévue dans un an, les juges doutant de sa culpabilité dans l’affaire.

Le premier adjoint au maire de la ville d’Istres, dans les Bouches-du-Rhône, s’est vu refuser une peine transactionnelle mardi à Paris et doit être jugé au tribunal correctionnel pour favoritisme et détournement de fonds publics avec une quinzaine d’autres prévenus dont le maire et des sociétés, à l’issue d’une enquête sur la gestion de la commune.

L’enquête du Parquet national financier (PNF) a été ouverte à la suite d’un rapport de la chambre régionale des comptes en 2017, notamment pour des attributions douteuses de marchés publics entre 2010 et 2013 et des irrégularités de gouvernance.

Le maire d’Istres et ancien homme fort du PS dans les Bouches-du-Rhône, François Bernardini, 70 ans, le directeur des services (DGS) de l’époque et plusieurs entreprises bénéficiaires de marchés publics sont au coeur de l’affaire.

« Pas au courant » du détournement de fonds

La première adjointe, Nicole Joulia, 76 ans, comparaissait ce mardi dans le cadre d’une audience en reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), soupçonnée de favoritisme et de détournement de fonds publics pour avoir signé huit marchés publics attribués irrégulièrement. Notamment ceux des cantines scolaires, dont les montants avaient été artificiellement gonflés de quelques dizaines de milliers d’euros par rapport à l’offre initiale.

« Je n’ai jamais eu l’intention de favoriser qui que ce soit dans aucune de mes signatures », a déclaré à la barre l’ancienne maire (2006-2008). Elle a reconnu avoir signé mais a affirmé ne pas avoir été « consciente » qu’elle commettait un détournement de fonds publics.

Son avocat, Didier Del Prete, a fait valoir qu’« elle n’a pas participé au processus décisionnel, mais elle a signé, elle en assume les conséquences ».

Pour étayer le bien-fondé de la CRPC par rapport à un procès classique, plus long, la procureure financière Bérénice Dinh a également souligné qu’elle n’avait réalisé « aucun profit » et « n’avait eu aucune implication » dans cette « opération qui visait à favoriser des entreprises proches du maire ou de son entourage ».

Nouvelle audience, possible acquittement

Mais le président de la 32e chambre correctionnelle, Pierre Jeanjean, a refusé d’homologuer la peine proposée par le PNF, une amende de 5.000 euros et six mois de prison avec sursis, expliquant qu’elle ne reconnaissait pas pleinement les faits reprochés.

« Un juge condamne s’il est certain que c’est lui (le prévenu) qui a commis les faits », a-t-il expliqué, affirmant ne pas être « certain » que ce soit le cas.

Selon lui, un débat contradictoire doit avoir lieu lors d’une audience collégiale – où l’acquittement reste possible – avec le maire, qui a chargé son adjoint de l’interroger, a rappelé le magistrat.

« Vous avez un doute, mais ce doute ne me profite pas, vous m’envoyez au tribunal pendant trois semaines », dit-elle avec colère.

Le procès pourrait se dérouler dans plus d’un an, sur plusieurs semaines.

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