Deux espions chinois priés de quitter la France après une tentative de rapatriement forcé de leurs ressortissants – .

Le Hongqi N701 du président chinois Xi Jinping au palais de l’Elysée à Paris le 6 mai 2024. MIGUEL MEDINA / AFP

L’ordre venait de l’Elysée et devait rester secret pour ne pas heurter la sensibilité du régime de Pékin. Le chef du poste parisien du ministère de la Sécurité d’État (MSE ou Guoanbu), les services secrets chinois, à l’ambassade de Chine, et son adjoint ont été priés de quitter le territoire français. Paris les accuse notamment d’avoir orchestré, en mars, une tentative de rapatriement forcé d’un dissident politique. Les autorités chinoises ont plaidé l’incompréhension et déployé beaucoup d’énergie pour démontrer leur bonne foi. En vain. L’information a été confirmée à l’AFP. Monde au sein du Quai d’Orsay, qui a précisé que, dans ce cas précis, il s’agissait d’une procédure “par accord mutuel”.

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Le 22 mars, une scène inhabituelle a attiré l’attention de la police aux frontières (anciennement Police de l’air et des frontières, PAF) à l’aéroport de Roissy – Charles-de-Gaulle. Sous les yeux des policiers, un homme était contraint de se déplacer par un groupe de sept individus qui le conduisaient, malgré sa résistance, vers les portes d’embarquement. L’intervention de la PAF a mis fin au projet de rapatriement forcé en Chine de Ling Huazhan, un dissident chinois de 26 ans, que la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) décrit comme un « homme sans-abri ». « une personne psychologiquement fragile ».

Après enquête, il est apparu que le chef du groupe de ravisseurs n’était autre que le chef de la station chinoise MSE en France. Comme tous les officiers de liaison du service extérieur, il a été déclaré comme tel au ministère des Affaires étrangères et dispose d’un passeport officiel qui lui garantit l’immunité diplomatique. Son adjoint bénéficie du même type de protection.

« Pressions »

Ling Huazhan, vivait seul et précairement près de la gare Saint-Lazare, après s’être réfugié en Europe. Il est ciblé par la Chine pour « action offensive contre le président chinois » Il aurait été arrêté pour des graffitis anti-Xi Jinping et pour avoir dégradé des affiches à son effigie. Il aurait également partagé des articles critiques à l’égard du régime chinois sur les réseaux sociaux. La confiscation de son passeport aurait été utilisée comme moyen de pression pour l’emmener à l’aéroport.

Sa pièce d’identité aurait été volée dans un magasin tenu par des Chinois près de la gare Saint-Lazare. Selon la DGSI, ce lieu aurait été utilisé comme “poste de police” fantôme, utilisé par Pékin à travers le monde pour faire respecter sa propre loi, notamment contre ses opposants. Il en existe plusieurs à Paris et sur le territoire français.

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