la vie d’un étudiant diabétique bouleversée par l’arrivée d’un chien très spécial

la vie d’un étudiant diabétique bouleversée par l’arrivée d’un chien très spécial
la vie d’un étudiant diabétique bouleversée par l’arrivée d’un chien très spécial

Elle n’avait que 12 ans lorsqu’on lui a diagnostiqué un diabète de type 1. Insulinodépendant. C’est jeune, 12 ans, d’apprendre que nous venons d’être condamnés à perpétuité.

Naturellement réservée, Saskia – 19 ans aujourd’hui – a tenté de nier les symptômes. « J’ai bu beaucoup d’eau, j’étais très fatiguée, j’ai perdu du poids… » Peut-être parce qu’elle savait inconsciemment – ​​une de ses camarades de classe primaire avait été hospitalisée pour diabète alors qu’elle avait 7 ou 8 ans – ce qui l’attendait. Faites attention à tout, tout le temps, surveillez la glycémie – la concentration de glucose dans le sang – qui peut jouer au yo-yo en fonction de tout un tas de facteurs.

Très rapidement, les analyses permettent de poser le diagnostic. Et d’en mesurer les risques : infarctus du myocarde (trois à cinq fois plus), insuffisance rénale (jusqu’à la dialyse, voire la transplantation), amputation d’un membre inférieur (suite à une artérite), cécité… Pour certains, le sucre peut tuer.

C’est pourquoi une surveillance constante est nécessaire. Le capteur de glycémie devient indispensable, mais il est loin d’être parfait.

Une quarantaine de chiens remis depuis 2018

Au même moment, Saskia découvre, sur les réseaux sociaux, qu’il existe – aux États-Unis – des chiens d’assistance pour les diabétiques. Elle en a parlé à sa mère avant de contacter Acadie, la seule association française offrant cette possibilité.

Créée en 2015, sa mission est de mettre à disposition des enfants ou adolescents atteints de diabète de type 1 des chiens spécifiquement dressés pour détecter les hypoglycémies et les hyperglycémies et les alerter, y compris pendant leur sommeil. Une aide précieuse au quotidien. L’association en a livré une quarantaine à ce jour.

En septembre 2021, Saskia entame donc les démarches. On ne lui promet rien mais on le surveille régulièrement, on surveille son taux de sucre dans le sang. La première interview vidéo a eu lieu seulement deux ans plus tard. Il est temps de tester la motivation, pour être sûr d’avoir le bon profil.

S’en suivront un week-end de rencontre et des formations pour valider l’engagement. « Trois semaines après la première vidéo, nous avons rencontré les éducateurs de l’association, les chiens à l’entraînement. Toujours des chiens réformés issus d’autres associations (Song a failli devenir chien handicapé à Lyon, mais il était trop gourmand) ou issus de refuges. Car Acadia veut que les binômes soient l’union de deux parcours de vie ordinaires. »

«Ça me permet de réagir»

À la maison, Saskia doit prélever divers échantillons (avec différents taux de sucre dans le sang) pour affiner l’entraînement de Song (car ce sera lui, en fin de compte). Une fois toutes les démarches validées, Song a pu être remis à Saskia fin avril. Etudiante en archéologie à Tours, elle ne se séparerait pour rien au monde de son compagnon. Chaque coup de museau lui rappelle certes la présence de la maladie… mais surtout celle de son fidèle tuteur. « Cela me permet de réagir immédiatement. » Et surtout avec une bonne avance sur son capteur, dont il ne peut pas non plus se passer.

Elle estime que Song anticipe les mesures de l’appareil d’une vingtaine de minutes. Crucial, quand on risque de perdre connaissance, voire de tomber dans le coma, faute de ressentir les premiers symptômes d’hypoglycémie.

 
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