Les Québécois se vantent d’eux-mêmes

Les témoignages recueillis dans ce vox-pop – et non poche vox! – portés du trottoir aux réseaux sociaux, révèlent des thématiques variées, illustrant la richesse des sources de fierté et d’espoir qui tournent autour de la culture, des programmes sociaux, de l’accueil et de la créativité.

Richesse culturelle et linguistique

“Je suis fier que nous soyons un petit peuple unique, avec notre français distinctif, le nôtre, notre culture qui se démarque de celles du reste du continent et notre réputation de gentillesse de l’autre côté de l’océan”, énumère Marguerite Collins. Ses amies Rose, Catherine et Anne-Marie, qui ont pique-niqué avec elle jeudi soir au parc Myrand, sont du même avis. « Je suis fière du chemin parcouru par nos ancêtres et que des années plus tard, leur patrimoine, notre identité et notre langue sont toujours importants », explique Catherine Gagnon.

Les amies Catherine, Marguerite, Anne-Marie et Rose partagent avec enthousiasme ce qui nourrit leur fierté d’être Québécoises. L’héritage du passé, l’identité culturelle et linguistique et les valeurs de justice sociale et d’humanisme sont autant de raisons de célébrer ce week-end festif. (Pascale Lévesque/Le Soleil)

«Pour moi, c’est notre créativité, notre culture vivante et unique!», a déclaré Isabelle Létourneau, interrogée sur les réseaux sociaux. Les propos de la jeune femme ainsi que ceux de la mère de trois enfants résument bien la tendance qui se dégage des propos recueillis par Le soleil : le patrimoine culturel et linguistique du Québec est une fierté partagée par une diversité de répondants.

Même lorsque nous regardons vers l’avenir. Interrogés sur la toile, Tobie Charette et Mike Tremblay soulignent l’importance de la langue française et souhaitent voir le Québec résister à l’anglicisation croissante de son vocabulaire. Normand Bélisle, retraité, et Laetitia Létourneau, agricultrice, joignent leurs voix, et soulignent leur fierté envers les gens qui portent la culture locale dans les arts en général, mais beaucoup dans la musique.

«Je suis fière des chanteurs québécois, Robert Charlebois, Claude Dubois, Patrice Michaud», confie Louise Cyr de Thetford Mines, en visite chez sa sœur dans le quartier Sainte-Foy. Et dans 25 ans, j’aimerais que mes petits-enfants soient aussi fiers que moi de la culture et de nos chanteurs.

Les sœurs Louise et Johanne Cyr de Thetford Mines, qui ont grandi au sein d’une grande fratrie, n’hésitent pas à vanter la liberté, l’absence de guerre et les chanteurs qui portent la culture locale comme une source de fierté. Fière utilisatrice des transports en commun, Johanne espère être fière à l’avenir que nous ayons enfin mis un terme à la polémique autour du tramway ! (Pascale Lévesque/Le Soleil)

Réalisations collectives et systèmes sociaux

Ils sont aussi nombreux, comme Frédérique Tiefry, à exprimer leur gratitude envers les programmes sociaux québécois, comme le congé parental, les soins de santé et l’aide médicale à mourir. Et nous aimerions beaucoup que cela continue à l’avenir. « J’aimerais que les médias internationaux citent le Québec comme exemple de modèle à suivre en matière d’universalité des services », commente Catherine-Amélie Meury, tournée vers l’avenir.

Nous soulignons également particulièrement les efforts soutenus pour parvenir à une société égalitaire.

« Dans un pays qui a survécu grâce à la revanche des berceaux et au dévouement infini de ceux qui les ont bercés, ma fierté naît de ce parcours. Mes contemporains, descendants des mères des siècles passés, ont mis au monde un réseau de CPE, unique au monde, qui vise l’égalité des chances pour les enfants et l’accès au travail pour les mères. Bon travail les filles ! ».

— Andréanne Gagné, qui œuvre dans le domaine de l’éducation

«Je suis fière des Québécoises et des Québécois», déclare Lyne Robert. Tout est loin d’être parfait, mais je retiendrai un événement : celui où François Legault n’a pas hésité à retirer l’Ordre du Québec à Gérard Depardieu suite à des allégations de violences sexuelles. Peu importe pour qui vous votez, vous devez admettre que peu ou pas d’élus occidentaux ont dit les choses aussi clairement.»

Inventivité et innovation

L’inventivité et la capacité d’innovation du Québec comptent parmi les éléments cruciaux, à la fois source de fierté, mais également considérés comme nécessaires au développement futur de la province. « Ingénierie québécoise », a déclaré Charles Lavoie entre deux courses sur le trottoir. Nous avons de bonnes idées, nous essayons d’innover et même si nous ne sommes pas nombreux, nous parvenons à nous démarquer par nos réalisations extraordinaires.

Charles et Justine n’ont pas tardé à exprimer ce qui motive leur fierté québécoise. Du « sans faute » aux prouesses d’ingénierie, ils ne manquent pas d’exemples à citer. (Pascale Lévesque/Le Soleil)

La liberté n’est pas en reste. Claudette Séguin évoque « sa liberté de s’exprimer librement », tandis que Sylvie Trudeau met l’accent sur la liberté individuelle et l’importance d’accepter les différences, tout en se réjouissant de la place du Québec au sein du Canada. «Nous sommes un pays libre et nous avons beaucoup de chance de ne pas connaître la guerre», insiste Johanne Cyr. Même si nous discutons de la même manière. J’ai 72 ans et même si je ne pense pas être encore là dans 25 ans, j’espère être fier d’avoir connu le tramway au Québec et qu’on ne se disputera plus là-dessus !

Accueillir les gens

Ross Aldridge, originaire de Nouvelle-Zélande, responsable du contrôle qualité à l'usine de la Microbrasserie de Charlevoix.

Ross Aldridge, originaire de Nouvelle-Zélande, responsable du contrôle qualité à l’usine de la Microbrasserie de Charlevoix. (Félix Lajoie/Le Soleil)

Originaire de Nouvelle-Zélande, Ross Aldridge se targue avant tout de « accueillir les gens ». «Les gens, ils sont toujours contents d’apprendre que je viens de Nouvelle-Zélande, c’est positif pour eux», raconte celui qui est responsable du contrôle qualité à l’usine de la Microbrasserie de Charlevoix et qui habite au Québec. depuis maintenant neuf ans.

Selon lui, au Québec, et notamment à Charlevoix, « on a déjà tout », résume-t-il. Nature, produits locaux, festivals et scène culturelle. Selon lui, en 25 ans, nous devrions être fiers d’avoir conservé tous ces acquis. Il soutient que les Québécois devraient être plus fiers des membres anglophones de leur communauté. «Je n’ai jamais eu de problèmes ni de confrontations. Mais parfois, ce sont juste les commentaires dans les médias, ce que disent les politiciens envers les anglophones.

Les fromages!

Emmy Lapointe et Sophie Tremblay Parent, fondatrice du passeport Bon Appetit.

Emmy Lapointe et Sophie Tremblay Parent, fondatrice du passeport Bon Appetit. (Courtoisie)

Ce qui fait la plus grande fierté d’Emmy Lapointe, cofondatrice du passeport Bon Appetit, une initiative qui permet de découvrir 55 producteurs locaux à travers le Québec… ce sont les fromages du Québec ! « Personnellement, je suis tellement fière de nos beaux fromages du Québec, nous avons recherché l’expertise, la variété, et je trouve que parfois ils ne sont pas assez mis en valeur.

De plus, elle croit que les Québécois devraient être davantage fiers de leurs magnifiques produits locaux. « Comme pour le vin, combien d’années nous a-t-il fallu pour découvrir que nous avions de bons vins ici ? elle demande. Dans un quart de siècle, elle souhaiterait voir des produits locaux plus accessibles et moins chers, et une meilleure collaboration du gouvernement avec les producteurs.

Défis et aspirations futurs

Pour l’avenir, les Québécois interpellés par Le soleil ont de grandes attentes. Jacinthe Ayotte souhaite une meilleure prise en charge des aînés et une attention accrue à la crise de l’itinérance et aux changements climatiques.

Dominic Hébert et Martine Doucet aspirent à progresser dans le domaine des énergies vertes et renouvelables.

Benoît Dubois rêve d’une reconnaissance et d’une distinction accrues pour le Québec sur la scène internationale, alors qu’une minorité de répondants prône un contrôle accru de l’immigration et des pouvoirs fédéraux.

Lacunes et points de fierté négligés

Trêve au jovialisme, certains répondants, comme Pierre Paquette et Alain Gaudet, expriment un sentiment de déception face à l’absence de réalisations récentes dont ils peuvent être fiers.

« Cela fait 30 ans qu’il n’y a rien qui me rende fier ici, raconte Alain. Et dans 25 ans… cela fera 55 ans que rien ne me rendra fier !

«Je suis très fière d’être Québécoise, mais je suis déçue de la façon dont les politiques nous traitent», insiste Johanne Cyr. Les politiciens, scuse-moi, mais avec eux on ne rêve pas trop. Ils promettent tout et ne font rien.

Plusieurs n’ont pas hésité à s’exprimer sur les épisodes les moins glorieux qui leur font encore honte : polytechnique, Commission Charbonneau, crise du logement… Cependant, d’autres, comme Patrice Saucier, soulignent que nous ne valorisons pas notre histoire, notre patrimoine bâti, et les apports des les générations précédentes.

De la diversité culturelle à la résilience linguistique, en passant par les systèmes sociaux avancés et l’innovation, ce sont autant de motifs de fierté qui seront rassemblés derrière le drapeau bleu et blanc ce week-end. Les attentes pour l’avenir incluent une meilleure gestion sociale et environnementale, une reconnaissance internationale accrue et une promotion accrue de notre histoire et de notre patrimoine.

Avec Félix Lajoie

GRANDES CÉLÉBRATIONS DU WEEK-END : CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR

Photo prise lors de la conférence de presse annonçant les artistes qui participeront au spectacle de la Fête nationale sur les plaines d'Abraham.

Photo prise lors de la conférence de presse annonçant les artistes qui participeront au spectacle de la Fête nationale sur les plaines d’Abraham. (Caroline Grégoire/Archives Le Soleil)

Rencontrons-nous sous les étoiles», le grand spectacle de la Fête nationale dans la capitale sur la scène principale des Plaines d’Abraham dès 18h30 avec Mara Tremblay, Benoit McGinnis, le directeur musical Antoine Gratton et leurs invités Marie-Annick Lépine, Patrice Michaud, Ariane Roy, Laurence Nerbonne, Mitsou, Les Louanges, Aiza, Béatrice Deerainsi, Paul Daraîche et Zébulon en première partie.

L’événement sera diffusé à Télé-Québec à partir de 21 h 30 le dimanche 23 juin.

Une chance que nous avonsle grand spectacle de la Fête nationale au parc Maisonneuve à Montréal dès 20h animé par Pierre-Yves Lord, avec Claude Dubois, Roxane Bruneau, Patsy Gallant, Queenie, Éléonore Lagacé, Judi Richards, FouKi, Le Vent du Nord, Daniel Lavoie et Kanensera.

L’événement sera diffusé le lundi 24 juin à compter de 20 h 30 sur ICI Télé et TVA, simultanément au 96,9 CKOI, Rythme et CIME.

Au Québec le 24 juin :

Hommage au drapeau à la Place George-V à partir de 10 h 30 avec Benoît McGinnis et la poète Érika Soucy, suivi d’un événement familial « Break into the party » qui se termine à 15 h.

La fête nationale est :

2,5 millions de participants en moyenne chaque année.

10 000 bénévoles au totaldes grands rassemblements aux fêtes de quartier

 
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