« Nous avons perdu notre sens de la mode en ne pensant qu’à récolter des fonds »

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« Nous avons perdu notre sens de la mode en ne pensant qu’à récolter des fonds »

Dries van Noten JULIEN VICTORIA

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L’un des noms les plus prestigieux de la mode, Dries Van Noten, quitte l’industrie et la marque qu’il a fondée il y a trente-huit ans. Sophie Fontanel lui a demandé ce qu’il souhaitait transmettre en tournant la page.

Pour de plus amples

Dries, bien que néerlandophone, parle très bien le français. Mais, dès le début de notre échange, il a précisé : «Je préférerais m’exprimer en anglais. Mon français, bien sûr, est bon. Mais, pour faire de petites nuances… » J’ai compris que cet échange aurait des nuances. J’ai demandé à Dries quel était son état d’esprit lorsqu’il a quitté son entreprise. Il a répondu : «Je veux être honnête. » Resta silencieux pendant quelques secondes et ajouta : « C’est des hauts et des bas. » Il a dit que parfois il sursautait et frissonnait, pensant : « Oh mon Dieu, qu’est-ce que j’ai fait ? ! Il est beaucoup trop tôt pour partir… » Et il a dit qu’à d’autres moments, il ressentait une immense euphorie. Qu’il était heureux de laisser la pression qu’il se mettait. Pour laisser aller la colère qui s’empare de lui lorsqu’il ne trouve pas la combinaison parfaite de forme ou de couleur. Pour sortir de l’obsession : « Tout amour est une obsession, tu le sais bien. » Et puis, un ton plus bas : «J’ai choisi de partir. »

Dries a 66 ans. Il m’a raconté qu’à l’approche de la soixantaine, il avait commencé à formuler cette étrange conception : ” Le reste de ma vie. » Il a établi qu’après avoir mis en place une politique cohérente ” compétence “ il pourrait laisser les clés de la maison à quelqu’un d’autre. Il parlait de sa maison de couture comme d’un enfant qui pourrait enfin voler de ses propres ailes.

Dries m’a raconté à quel point le Covid avait été décisif : “Cela m’a obligé à trouver un autre réseau…

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