La Chine dans tous les esprits au port de La Rochelle

La Chine dans tous les esprits au port de La Rochelle
La Chine dans tous les esprits au port de La Rochelle

Le bras de fer entre l’Union européenne et la Chine, en matière de droits de douane, aura quelles conséquences sur les exportations de céréales au départ du Grand Port Maritime de La Rochelle ? Personne n’en sait encore rien. Mais certains s’inquiètent…

Le bras de fer entre l’Union européenne et la Chine, en matière de droits de douane, aura quelles conséquences sur les exportations de céréales au départ du Grand Port Maritime de La Rochelle ? Personne n’en sait encore rien. Mais une certaine inquiétude était perceptible ce vendredi 21 juin, au moment de faire le point sur la campagne céréalière 2023-2024 et d’évoquer les perspectives de la prochaine.

La Chine « occupe une place très importante » sur le marché international, constate Frédéric Guillemin de Soufflet Négoce d’In Vivo. Toute nouvelle difficulté aux frontières se ferait « au détriment de l’agriculture française ». Alors que le contexte politique suspensif en France, depuis la dissolution de l’Assemblée nationale, n’a eu aucun effet sur les importateurs. ” Nous travaillons. La politique n’a jamais influencé notre activité. »

Une activité qui s’est redressée avec 3,9 millions de tonnes de céréales exportées fin mai. Soit +16%. La saison précédente avait été marquée par la sécheresse. C’est donc un retour à la « normale » pour un port qui reste le deuxième port national des céréales, derrière Rouen.

Météo défavorable

Dans le détail, Soufflet évoque le chiffre de 1,7 million de tonnes passées par ses silos. Pour Sica Atlantique, c’est 2,250 millions (La Pallice et Tonnay-Charente). Soit une campagne « moyenne », indique Vincent Poudevigne. Un directeur général qui explique que « les exportations ont été tirées par l’orge fourragère avec 650 000 tonnes, principalement vers la Chine ».

Les pays d’Afrique de l’Ouest restent des partenaires de La Rochelle, mais de moins en moins « captifs ». Tandis que les prix, sensibles aux variations géopolitiques, restent très volatils.

Il faut aussi s’attendre à des récoltes futures moins conséquentes, voire moins qualitatives, en raison du temps très humide de l’hiver et du printemps, ainsi que des récentes tempêtes. Avec en prime la question chinoise, la campagne céréalière 2024-2025 ne démarre pas sous les meilleurs auspices.

 
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