Ancien policier de la Sûreté du Québec

Ancien policier de la Sûreté du Québec
Ancien policier de la Sûreté du Québec

Un ancien policier de la Sûreté du Québec (SQ) reconnu coupable d’avoir fraudé son employeur de 42 000 $ a intenté cette semaine une poursuite de plus de 2 millions de dollars contre son ancien syndicat, qui « n’aurait pas assumé sa défense ».

«Mon syndicat ne m’a jamais soutenu comme il le devrait», lit-on dans la poursuite intentée par l’ancien policier Nicolas Landry contre l’Association des agents de la police provinciale du Québec (APPQ) et son président Jacques Painchaud.

En 2015, Nicolas Landry a été reconnu coupable de fraude à la SQ. Selon la décision du juge, il a menti pour être considéré invalide à vie et recevoir son plein salaire de policier de la SQ jusqu’en 2026, année où il devait prendre sa retraite.

Souffrant de dépression, M. Landry était en congé de maladie depuis 2009. Parallèlement, il gérait à temps plein les agences de voyages de son épouse. Son rôle l’obligeait à voyager à l’étranger. M. Landry était au Mexique pendant une partie des procédures judiciaires.

Nicolas Landry a été condamné à 6 mois de prison en 2015. Il a ensuite fait appel de la cause, puis a été rejeté jusqu’en Cour suprême. Il est allé en prison, mais a été libéré quelques semaines plus tard, en mars, au tiers de sa peine.

Des reproches au syndicat

Dans sa poursuite, l’ex-policier allègue que l’APPQ n’a jamais déposé les plaintes de harcèlement qu’il a déposées contre son employeur et ses collègues. «Il y a eu toutes sortes de manigances», a raconté M. Landry, contacté par La Presse.

« Si les griefs avaient été déposés […]nous ne serons peut-être pas là », a-t-il ajouté.

Il dit que si son syndicat l’avait représenté correctement, il occuperait toujours son emploi aujourd’hui et n’aurait pas eu à s’adresser à la Cour suprême pour des accusations criminelles.

Dans sa poursuite, M. Landry mentionne également que le syndicat « a refusé de payer les honoraires des médecins et des avocats ». Selon lui, il s’agit d’une pratique courante parmi d’autres syndicats.

C’est pourquoi il réclame 660 000 $ de perte de salaire, 940 000 $ de pension, 220 000 $ d’honoraires d’avocat et 340 000 $ de dommages et intérêts.

Nicolas Landry a également intenté une autre poursuite d’une valeur de plus d’un million de dollars contre la police du Québec. Selon lui, l’enquête pénale sur l’affaire de fraude lui a causé d’importants dommages physiques et psychologiques.

La Sûreté du Québec et l’APPQ n’ont pas souhaité commenter la poursuite.

 
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