inefficacité devant le but, ce mal qui gangrene les Diables Rouges

inefficacité devant le but, ce mal qui gangrene les Diables Rouges
inefficacité devant le but, ce mal qui gangrene les Diables Rouges

Restée muette face à la Slovaquie pour son entrée dans l’Euro (0-1), la Belgique est déjà dos au mur avant d’affronter la Roumanie.

Parmi les manquements flagrants affichés à Francfort, l’inefficacité dans la surface adverse et l’incapacité à transformer des actions dangereuses en buts.

Pour espérer aller loin dans la compétition, les Diables Rouges doivent absolument résoudre ce problème qui est loin d’être nouveau.

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Euro 2024

Les compétitions se succèdent et les matchs se ressemblent. En pleine transition après le départ d’Eden Hazard, la Belgique peine à redevenir la machine huilée d’il y a quelques années, ce collectif bien rodé qui pouvait rêver de titre dans toutes les compétitions internationales. Contre la Slovaquie (défaite 0-1), elle a encore une fois montré ses limites. Et si c’est plutôt la régularité défensive qui inquiétait les observateurs en début de tournoi, c’est finalement l’inefficacité offensive qui a joué des tours aux Diables Rouges. 15 tirs, 5 cadrés, 1,97 but attendu (en moyenne, compte tenu de leurs positions de frappe, les Belges auraient dû marquer deux buts)… les occasions n’ont pourtant pas manqué. Mais rien à faire, Romelu Lukaku et les siens n’ont pas su se montrer suffisamment tueurs dans le dernier geste.

Un problème récurrent

Les pensionnaires du plat pays aussi, il faut le dire, ont souffert d’un réel manque de réussite, à l’image des deux buts refusés par la VAR à l’attaquant de l’AS Rome. « Honnêtement, aujourd’hui, je ne pourrais pas dire grand-chose à mon équipe que nous aurions dû faire mieux. La seule chose qui n’était pas parfaite, ce sont les occasions manquées car nous en avons eu beaucoup et de grosses”., a souligné Domenico Tedesco, qui a connu sa première défaite en tant qu’entraîneur. On pourrait donc être tenté de parler d’une journée sans et de tourner la page en se disant que la balle finira par revenir. D’autant que l’histoire a été bien différente lors des Éliminatoires (22 buts marqués en huit matches, soit presque trois par match).

Les débuts de Romelu Lukaku, pas réussi face à la Slovaquie. – Kirill KUDRYAVTSEV / AFP

Ce bilan flatteur masque cependant plusieurs réalités. Déjà, le groupe F dans lequel se trouvait la Belgique n’était pas forcément très fort ; ou plutôt les coéquipiers de Kevin De Bruyne ont eu l’occasion d’améliorer leurs statistiques face aux deux nations les plus faibles (l’Estonie et l’Azerbaïdjan ont été giflés 5-0). Surtout, la performance de l’attaque est très dépendante de celle de Romelu Lukaku, auteur de 14 buts. Quand il travaille bien, il masque une partie des déficits structurels de sa formation. Mais au contraire, dès qu’il montre une baisse d’efficacité, c’est toute son équipe qui en souffre. On sait pourtant à quel point l’ancien joueur de Chelsea a parfois connu des difficultés lors des grands rendez-vous internationaux…

Ainsi, le visage affiché par nos voisins face à la Slovaquie est loin d’être un hasard. Si le résultat ne reflète pas la différence de qualité entre les deux nations, il n’est pas non plus anodin. Et il suffit de jeter un œil aux chiffres pour s’en convaincre. Cela fait désormais 47 tirs consécutifs sans but pour la Belgique dans les grands tournois internationaux, en tenant compte de la dernière Coupe du monde (qui s’est soldée par un échec cuisant).

Au Qatar, Jan Vertonghen et compagnie n’ont trouvé le chemin des filets qu’une seule fois, lors d’un court succès contre le Canada (1-0). Selon Opta, “Ils n’ont marqué qu’un seul but sur 51 tirs, soit un total de 6,7 buts attendus (xG) lors des quatre derniers matchs de la dernière Coupe du Monde et l’Euro 2024. C’est le signe de joueurs offensifs qui ne réussissent pas à terminer et/ou qui manquent simplement de compétences dans ce domaine.

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Dans un groupe E très homogène et plein de suspense (toutes les équipes ont déjà perdu un match, les trois rivaux de la Belgique comptent 3 points), Jeremy Doku et compagnie doivent absolument ajuster la mire et être plus précis dans la surface de réparation adverse pour ne pas passer à côté. le bord de la route prématurément. Cela commence ce samedi contre la Roumanie (21h, commenté en direct sur TF1Info), qui a été très solide pour son entrée en lice face à l’Ukraine (3-0).


Maxence GÉVIN

 
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