« Dans un match de phase finale, le décor n’a plus d’importance »

« Dans un match de phase finale, le décor n’a plus d’importance »
« Dans un match de phase finale, le décor n’a plus d’importance »

Interrogé en début d’après-midi en conférence de presse, l’entraîneur girondin a confirmé le forfait de Ben Tameifuna mais aussi la présence de Mateo Garcia. Il comprend que jouer à domicile peut lui donner un avantage logistique, mais estime que cela ne va pas plus loin.

Ce match est souvent résumé comme la meilleure attaque contre la meilleure défense, est-ce simpliste ?

C’est un bon raccourci, dirons-nous. Chaque match de phase finale a son scénario. Chaque équipe s’appuiera sur ce qui a fait son identité et ce qui lui a permis de se construire cette saison. A deux jours d’une demi-finale, on ne va pas changer ce qui fait notre force. Alors oui, c’est vrai, je pense qu’on n’a pas tout à fait la même philosophie de jeu que le Stade Français et c’est ce qui est bien dans le rugby : il y a plein de façons différentes de jouer. ‘Atteindre la cible. Nous croyons fermement en notre identité de jeu qui nous a donné du plaisir, qui nous a permis d’attaquer même si elle n’a pas toujours été parfaite tout au long de la saison. Nous serons fidèles à notre philosophie. C’est le rugby que nous voulons utiliser.

Le public n’entre jamais sur le terrain… Sauf peut-être Lucien Harinordoquy, le papa d’Imanol

Jouer à domicile est-il forcément un avantage, sachant qu’il peut être plus difficile de faire prendre conscience aux joueurs que ce n’est pas un match comme les autres ?

Hasard, les demi-finales se déroulent à Bordeaux cette année. On avait un pacte de confiance non communiqué avec nos supporters, on voulait leur offrir cette qualification pour la demi-finale. Ça y est, ce poids a disparu. Ceci étant dit, il s’agit d’un match de phase finale. Le décor n’a plus d’importance. La qualité des arbitres signifie qu’ils seront insensibles à la pression du public. Comme on le dit souvent à nos joueurs, le public ne rentre jamais sur le terrain… Sauf peut-être Lucien Harinordoquy, le papa d’Imanol, de temps en temps…

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Avez-vous mis à profit les deux matches de championnat perdus contre Paris lors de la phase régulière ?

Quand on bute deux fois contre le même adversaire, on se pose mieux des questions. Depuis deux semaines, on espérait jouer le Stade Français en demi-finale. Nous avons une bonne idée de ce qui nous sera défavorable, de ce dont nous sommes capables, de ce qui a construit notre confiance au cours de la saison, ainsi que des pièges que nous avons rencontrés. Nous sommes à la conclusion et ce match de phase finale sera forcément différent.

Pouvez-vous nous donner des nouvelles de Ben Tameifuna et Mateo Garcia ?

Eh bien, comme prévu, il sera retiré. Nous allons lui laisser le temps de guérir et nous espérons que nous ferons le travail demain pour qu’il soit en forme la semaine prochaine. Mateo Garcia, en revanche, sera bien avec nous.

Ceux qui prendront sa place tenteront d’être à la hauteur du « Big Ben »

Quel est l’impact de l’absence de Ben Tameifuna ?

Je préfère parler de cadeaux, car nous avons du matériel pour le remplacer. On pourrait aussi parler de Matthieu Jalibert, Dakuwaqa, ou encore Nolann Le Garrec la semaine dernière. Que dire de Ben ? C’est un joueur de classe mondiale. Il est important et il est présent avec nous toute la semaine. Lorsqu’on arrive au 32e match de la saison, on s’attend à avoir des absences. C’est pour cela que nous avons effectué une rotation tout au long de l’exercice, et que nous avons quatre droitiers dans l’effectif. Ceux qui prendront sa place tenteront d’être à la hauteur du « Big Ben ». Une équipe de rugby fonctionne comme ça.

Quel est l’impact psychologique des trois demi-finales qui viennent d’être vécues et perdues par l’UBB ?

En fait, nous n’en avons pas parlé. Nous vivons notre propre aventure et c’est vrai que nous avons l’impression, depuis dix jours, que nous parlons de la cérémonie du mariage mais pas des mariés. Il y a beaucoup de nouvelles personnes dans le staff, quelques nouveaux joueurs, donc cette saison est particulière. Nous avons un engagement moral envers nos supporters à être présents ici, car ils méritent le respect. Nous suivons notre chemin, nous sommes conscients que l’UBB tourne autour du pot depuis un moment, et qu’un travail de grande qualité nous a été réalisé. On prend ce relais, et on espère faire un peu mieux dans les derniers mètres de course.

Et celui d’avoir joué ou pas un play-off la semaine dernière ?

C’est à la fin du film qu’on dira si on a aimé. Ce soir, on a l’impression que Toulouse est bien plus frais que La Rochelle qui peine dans le money-time depuis un bon mois. Mais d’un autre côté, on voit que Toulouse n’a pas joué depuis un mois, donc on verra bien. Il y a toujours cette incertitude entre automatisation et déconnexion. Cela nous concerne aussi. On a beaucoup travaillé le temps de jeu. Vous verrez que notre groupe sera différent de celui qui affrontait le Racing, lui-même différent de celui d’Oyonnax. Nous avons essayé de ne pas gérer l’urgence. Et si on passe, on aura quand même un groupe différent car on pratique un sport de vitesse, de fraîcheur et d’accélération. Tout cela comptera. La semaine dernière, certains joueurs de retour ont beaucoup souffert dans les 20 dernières minutes. Là, nous avons tous encore une semaine de travail. Les 23 joueurs alignés disposeront en tout cas d’un niveau de fraîcheur suffisant pour faire face.

 
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