Comment Orange assure la curiosité technologique de ses collaborateurs


Thomas Chappe ©DR

Un géant peut aussi être agile. Il y a près de 10 ans, Orange donnait naissance à plusieurs « salles de code » partout en France afin de libérer la créativité de ses équipes, toujours dans l’objectif d’améliorer la qualité de service pour ses clients. L’idée est à l’époque de « créer un espace de respiration, un lieu dans lequel nous pouvons incarner la « culture logicielle » et l’innovation “, souviens-toi Thomas Chappe, ingénieur informaticien de formation et, depuis un an, référent et animateur de communautés logicielles pour Orange. ” Il faut qu’il soit chaleureux, ouvert, convivial, pour que les gens puissent s’exprimer librement, avoir des idées, les partager, les construire, les prototyper. Mais tout cela doit être lié, directement ou indirectement, à la notion de logiciel. », ajoute celui qui a mis sur les rails la salle des codes locaux, à Mouginsen compagnie de Yann Delmaré, concepteur informatique.


Pour Thomas Chappe, ces « salles à codes » ont bien fonctionné, jusqu’à la crise sanitaire. ” Les membres actifs sont peu nombreux mais ils constituent un noyau dur. Ils étaient passionnés et ils ont permis l’émergence d’un certain nombre de projets, d’innovations, de prototypes, de gadgets… Il y avait aussi beaucoup de veille technologique. Nous avions une imprimante 3D et, en 2016, un casque de réalité virtuelle. Personne n’en avait, il y avait la queue à l’entrée ».

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“La flamme est toujours là”

©SG

Thomas Chappe, bouillonnant d’idées et de projets, affectionne particulièrement ces espaces dédiés à l’innovation et en a pris en janvier la direction au niveau national pour le groupe. ” A moi de montrer la valeur qu’elles ont et que, post-covid, ces salles de codes ont toujours un sens, même si les technologies ont changé, tout comme les enjeux sociétaux. Nous sommes très attendus en termes de qualité de service et d’efficacité, et les métiers du logiciel ont beaucoup à apporter dans ce domaine. », poursuit Thomas Chappe, intarissable sur le sujet. Les salles de codes ont permis d’aboutir à des résultats concrets, en créant des méthodes de travail et des services au sein d’Orange. Et ils répondent à un aspect majeur de la stratégie globale du groupe : celui d’acculturer au maximum les équipes au changement. Elles représentent un complément idéal aux différentes formations proposées. Thomas Chappe croit fermement à la pérennité des salles de codes. ” Je sens que la flamme est toujours là. Ils sont tout à fait spécifiques. Le cadre, qui date d’il y a 8 ans, était relativement vaste. Dans certains il n’y a que du code, dans d’autres presque uniquement du fab lab. D’autres sont entre les deux « . Preuve de l’engouement qui agite le groupe dans les Alpes-Maritimes, un « lab éphémère » a eu lieu depuis quelques semaines sur le nouveau grand site de Biot. Une réussite pour Thomas Chappe, qui a qualifié l’expérience de « dynamisante ». ” J’ai rencontré des gens. Pour les ateliers que j’ai animés, j’avais plus de monde que je ne l’avais imaginé et j’avais des questions plus détaillées que je ne l’avais imaginé. J’ai eu de belles réussites et de grands éclats de rire. Beaucoup m’ont dit : ça m’inquiétait mais en fait c’est super intéressant et c’est super facile. Et surtout pour un leader communautaire : « J’ai créé une connexion ».

 
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