Sur quel coureur parier sur le 5ème ? – .

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Le député hyperactif du Roannais craint une situation triangulaire que rend probable la reconfiguration politique nationale.

En 2022, lorsqu’il est élu triomphalement dans la cinquième circonscription lors d’un second tour où il a failli faire le grand chelem des communes du Roannais face à la députée sortante, Nathalie Sarles, membre du parti du Président de la République fraîchement réélu. , Antoine Vermorel-Marques, pas plus que n’importe qui d’autre dans le pays, n’imaginait devoir relancer la campagne deux ans plus tard.

2024 n’est pas 2022

A 29 ans, le jeune député des Républicains semblait même parti pour un long mandat à l’Assemblée nationale. Le parlementaire s’est immédiatement déclaré très actif, très, très présent, labourant le terrain avec son camping-car avec la même hyperactivité que pendant la campagne, et faisant largement connaître ses actions et propositions les plus fortes.

La décision inattendue d’Emmanuel Macron a changé la donne et la configuration politique a, en deux ans, considérablement évolué. Le score record – mais attendu – du Rassemblement national aux européennes a tout chamboulé. Au-delà de ce que nous avions imaginé et entraînant des réactions en chaîne.

Face à « l’urgence » de lutter contre l’éventuelle arrivée au pouvoir du parti souverainiste, les formations de gauche, dont l’union en 2022 n’avait pas résisté aux rivalités des dirigeants, sont parvenues à s’allier en quelques jours. Et même s’il ne faut pas être trop prudent sur la construction du programme, ils représentent, bien plus qu’en 2022, un réservoir d’électeurs lui permettant d’envisager de participer, au second tour, à une « triangulaire ». Une perspective qui rend nerveux le député sortant ( lire la page 5 ), qui se retrouve sans doute face à bien plus de concurrence que lors de son face-à-face avec le représentant du parti présidentiel.

Le candidat de Zemmour peut-il affaiblir le RN ?

Il serait en effet surprenant que le Rassemblement national, porté par l’élan des européennes et une contestation galopante de l’opinion publique, ne récolte pas le quota de voix nécessaire pour se retrouver en deuxième semaine, le 7 juillet. Et ce même si un candidat était nommé par « Reconquête », le parti d’Éric Zemmour, et pourrait donc priver le candidat RN de quelques pour cent.

Or, dans cette configuration qui dit triangulaire, dit a priori pas de « front républicain » contre le RN comme cela a été si souvent le cas dans le passé, à moins que la gauche abandonne la droite, ou vice versa. , que les discours des uns et des autres ( lire les pages 4 et 5 ) ne le suggèrent pas vraiment pour le moment. Dans ces conditions, la victoire finale pourrait se jouer de soi, en fonction aussi de la dynamique nationale qui se sera manifestée dimanche précédent lors du premier tour des élections.

 
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