L’Indre a réalisé l’alliance dont Emmanuel Macron aurait rêvé

L’Indre a réalisé l’alliance dont Emmanuel Macron aurait rêvé
L’Indre a réalisé l’alliance dont Emmanuel Macron aurait rêvé

« Non au risque d’un chaos destructeur ; oui à la stabilité constructive. » Sous ce slogan, le président du département de l’Indre, Marc Fleuret, a réuni la quasi-totalité des conseillers de la majorité départementale, mercredi 19 juin 2024, pour apporter son soutien aux deux députés sortants et candidats à leur réélection François Jolivet. (1concernant circonscription, Horizons) et Nicolas Forissier (2e circonscription électorale, Les Républicains).

Réaliser une alliance dont le président Emmanuel Macron aurait sans doute rêvé au niveau national. « Après la dissolution du 9 juin, que nous avons vécue comme un véritable séisme, nous avons eu des discussions très approfondies, dans notre boucle de la majorité départementale », explique Marc Fleuret. Avec une question : « Quel paysage politique souhaitons-nous pour le département ? »

« À l’Assemblée nationale, nous manquons d’élus locaux »

A l’heure où le centre et la droite continuent de s’entre-déchirer au niveau national, dans l’Indre, le bon sens prend le dessus. “Nous savons ce que nous avons, nous ne savons pas ce que nous pourrions avoir”, résume Gérard Mayaud. Faisant écho au refrain de la majorité présidentielle, les conseillers de la majorité départementale ne veulent ni du Front populaire ni du Rassemblement national, tous deux réunis sous le nom « les extrêmes » (1).

« À l’Assemblée nationale, nous manquons d’élus pratiques et raisonnables », souligne Gil Avérous. Selon lui, François Jolivet et Nicolas Forissier font partie de ces spécimens rares. « Ici, il y a une place pour l’élan républicainSoutenez Nadine Bellurot. C’est le chemin, il est étroit, sur lequel nous devons nous engager. »appel “réunir le centre, la droite et la gauche qui ne s’est pas engagée dans l’extrême gauche”.

Deux jours plus tôt, la sénatrice LR Frédérique Gerbaud avait adopté un comportement similaire : « Élus fondamentalement dévoués à la défense de leur territoire, représentants nationaux exigeants et consciencieux, nos deux députés sortants ont toute ma confiance et mon amitié. »

Cette unité plaît à Patrice Soudy. Le délégué départemental du parti Renaissance (majorité présidentielle) a observé de loin cet appel : «Ça va dans le sens que j’ai choisi au départ, avec une bonne intelligence entre une circonscription avec un LR modéré, avec Nicolas Forissier, là où la majorité présidentielle a choisi de ne pas mettre d’opposant. Et, sans aucune négociation, la droite départementale a décidé de ne mettre personne face à François Jolivet. »

« Ce sont deux individus différents, qui ne font pas toujours les mêmes choix, mais ils ont un noyau commun qui en fait des députés responsables. » Une compétence qui a motivé la majorité départementale à sortir du bois pour affirmer son soutien. Gilles Caranton loue un « comportement constructif ». Et s’adressant à Nicolas Forissier, face « le chaos que nous allons avoir, malheureusement, à l’Assemblée Nationale, exigera toute votre sagesse et votre capacité à vous affirmer quand il le faudra » défendre les intérêts du département.

(1) Saisi par le RN qui contestait son rattachement à l’extrême droite par le ministère de l’Intérieur, le Conseil d’État – plus haute juridiction administrative – a confirmé, le 11 mars 2024, ce classement. Dans cette même décision, le Conseil d’État a confirmé l’appartenance du Parti communiste français et de La France insoumise à la nuance « gauche » (sans extrême).

 
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