une solution « miracle » et un partenaire bientôt incontournable pour la Belgique ? – .

une solution « miracle » et un partenaire bientôt incontournable pour la Belgique ? – .
une solution « miracle » et un partenaire bientôt incontournable pour la Belgique ? – .

Une mission économique expresse. Mardi, deuxième jour sur trois de la mission économique de la princesse Astrid en Norvège, la Belgique a déjà signé des accords énergétiques avec le royaume d’Harald V. Des accords qui doivent assurer l’accès de la Belgique à l’énergie éolienne norvégienne, en transportant l’électricité jusqu’à nos côtes, via le future île énergétique Princesse Elisabeth en mer du Nord. Et de veiller à ce que nous ayons accès à des puits de captage de carbone – principalement des poches de gaz et de pétrole exploitées dans le passé et désormais vides – afin de faire avancer l’objectif de neutralité carbone.

De toute évidence, la Norvège, après avoir vidé ses puits de combustibles fossiles, propose une solution pour stocker les émissions excédentaires de CO₂. “Une solution constructive mais néanmoins temporaire qui nécessite avant tout de réduire les émissions de carbone. CO₂ de nos industries», indique le cabinet du ministre wallon de l’Energie, Philippe Henry (Ecolo), également présent sur place. “Ce n’est pas une solution miracle, il faut avant tout réduire les émissions, mais cela permet d’avancer dans la bonne direction.», ajoute la firme.

« La Norvège est un pays traditionnellement très isolé et est en mesure de répondre pleinement à ses besoins énergétiques. C’est pour ça que les gens ont peur (de ce genre d’interconnexions, NDLR). Mais le Premier ministre norvégien et le gestionnaire du réseau norvégien sont absolument convaincus de la nécessité de ces connexions. C’est positif pour la prospérité des deux pays. »a déclaré, de son côté, la ministre fédérale de l’Energie, Tinne Van der Straeten (Groen).

81 000 euros de PIB par habitant

Au-delà de ces enjeux majeurs, la Norvège, malgré sa population de seulement 5,5 millions d’habitants, peut aussi être un partenaire commercial important pour la Belgique.

Nous attendons avec impatience les discussions sur l’énergie ce mardi à Oslo. Tout ce qui peut contribuer à décarboner nos industries est essentiel», commente, de son côté, Pascale Delcominette, administratrice générale de l’Awex, l’agence wallonne à l’export et aux investissements étrangers. “Nos entreprises ne pensent pas assez aux pays scandinaves. Cependant, si vous avez un pied en Norvège, vous pourrez accéder plus facilement à tous les pays du nord. La Scandinavie, dans son ensemble, représente notre 9ème client. La Norvège importe principalement des céréales et des plantes de Wallonie (environ 28% des exportations wallonnes, NDLR) mais aussi tout ce qui touche aux Sciences de la Vie (19%) et optique (10 %, y compris les technologies médicales) », précise-t-elle.

La pépite wallonne N-Side se donne les moyens de réaliser trois grands projets : « Nous souhaitons tripler notre chiffre d’affaires »

Les pays nordiques ont un pouvoir d’achat élevé et mettent l’accent sur la qualité», insiste-t-elle. En effet, le PIB par habitant est de 81.000 euros par an, soit 1,6 fois plus qu’en Belgique. “Les entreprises wallonnes peuvent donc faire la différence face à la concurrence asiatique, même si le prix reste important, car les Norvégiens sont très attentifs à la qualité des biens et services qu’ils peuvent proposer ici.», poursuit-elle.

Il faut se réinventer

La Norvège, pays presque paradoxal qui fonctionne principalement grâce à ses centrales hydroélectriques et donc aux énergies renouvelables tout en vendant ses énergies fossiles à l’étranger, est donc en train de se réinventer pour diversifier son économie, alors que le vent tourne pour tout ce qui est gaz et pétrole. .

Des personnalités politiques fédérales, wallonnes et flamandes ont accompagné la princesse Astrid à Oslo.

« C’est pour cela qu’ils s’intéressent à tout ce qui relève des Sciences de la Vie », répond Pascale Delcominette. “La Norvège doit se diversifier en s’éloignant des hydrocarbures. C’est donc le moment de nouer des partenariats avec des entreprises belges et wallonnes. C’est pourquoi nous sommes venus avec une soixantaine d’entreprises et clusters wallons“, elle explique.

La société wallonne N-Side travaille déjà avec le gestionnaire de réseau Statnett, mais d’autres projets sont sur la table, entre Lhoist, Fluxys et le groupe norvégien Equinor.», conclut-elle, insistant sur le fait que les partenariats ne se limitent pas aux enjeux – certes majeurs – de l’interconnexion énergétique et du captage du carbone.

« Nous aimerions parler davantage de Défense, mais cela ne se reflète pas encore dans ces missions.», a lâché un représentant de la délégation, lorsqu’on lui a dit avoir vu sur place un représentant de FN Browning. Mais c’est une autre question.

 
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