la stratégie confuse du camp Macron dans l’attribution de ses nominations

la stratégie confuse du camp Macron dans l’attribution de ses nominations
la stratégie confuse du camp Macron dans l’attribution de ses nominations

Ce sera l’occasion de préparer l’avènement d’une nouvelle majorité. En fin de compte, c’est l’incapacité du camp présidentiel à nouer de nouvelles alliances qui est soulignée. Lundi 17 juin, Renaissance, Horizons et le MoDem ont enfin dévoilé la liste commune de leurs candidatures pour les élections législatives du 30 juin et du 7 juillet. Au total, la majorité sortante ne présentera que 489 candidats – dont 24 ministres sur les 35 au scrutin. gouvernement – ​​alors que l’Assemblée nationale compte 577 sièges. Répartis dans 97 départements, auxquels il faut ajouter les onze circonscriptions des Français de l’étranger, ils feront campagne sous la bannière « Ensemble pour la République ».

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Ce chiffre, en dessous des 569 circonscriptions investies en 2022, illustre l’incapacité des troupes présidentielles à orchestrer le « dépassant ». Comprendre : attirer des candidats venus d’autres horizons, dans l’espoir d’élargir la majorité. Le 10 juin, au lendemain de l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale, le secrétaire général de Renaissance, Stéphane Séjourné, évoquait la possibilité de « donner la nomination » aux députés de l’opposition sortants « une partie du champ républicain ».

Les ambitions ont été largement revues à la baisse, puisqu’aucun parlementaire issu d’un groupe autre que ceux de la coalition gouvernementale n’a été investi. La majorité sortante a décidé de ne présenter aucun candidat dans 67 circonscriptions, où elle estime ne pas pouvoir l’emporter face au Rassemblement national (RN) ou au Nouveau Front populaire (NFP). Dans ces lieux, le camp présidentiel « fait le choix de ne pas envoyer de candidats pour garantir une barrière aux extrêmes »a justifié le Premier ministre, Gabriel Attal, le 17 juin sur RTL. « Et dans ces cas-là, nous soutenons un autre candidat. »

« Un vote utile »

A défaut de gagner des alliés, la manœuvre vise donc à enrôler bon gré mal gré les candidats des oppositions dans « un bloc central », même s’ils ne prétendent pas en être un. Et mieux vaut donc renvoyer dos à dos l’extrême droite de Marine Le Pen et d’Eric Ciotti, et l’alliance de la gauche (« insoumises », socialistes, écologistes et communistes). « La majorité doit organiser un vote utile dès le premier tourrésume Laurent Hénart, le président du Parti radical, une des composantes du camp présidentiel. Car si nous ne le faisons pas, les duels entre l’extrême gauche et l’extrême droite vont se multiplier dans cette dernière. »

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