condamné à 21 mois de détention après avoir menacé et blessé soignants et gendarmes au Blanc

condamné à 21 mois de détention après avoir menacé et blessé soignants et gendarmes au Blanc
condamné à 21 mois de détention après avoir menacé et blessé soignants et gendarmes au Blanc

Vendredi 15 mars 2024, “La mère de ma fille m’a mis à la rue et je n’étais pas apte à rester dehors”, il explique. Ce trentenaire souffrant de problèmes psychologiques s’est ensuite rendu au centre hospitalier du Blanc. “J’ai demandé à être hospitalisé” et face au refus légitime des professionnels, «Je me suis retrouvé en détresse». L’homme devient alors incontrôlable. « Fou furieux » décrire les témoins et les gendarmes qui ont été appelés.

Un équipage de Saint-Gaultier arrive pour ramener les récalcitrants à la raison. «Il faut appeler des renforts»“, a détaillé jeudi le président Christophe Geoffroy, lors du procès en comparution immédiate. Pire, « vous avez insulté le personnel médical et la police, puis vous les avez menacés de mort ». Le prévenu au casier judiciaire comprenant vingt-cinq condamnations pour violences, injures, menaces, dégradations, mentionne cette fois ” une configuration “ par la mère de son enfant. “Gendarmes, personnel hospitalier, magistrats, famille… Evidemment, le monde entier est en colère contre lui”, les représentants des victimes s’étonnent.

Dix-sept jours de congé pour une infirmière

Pour moie Emmanuelle Rodde qui représente deux des gendarmes agressés, « Il est continuellement victime. Tout le monde est en colère contre lui et il en arrive à proférer de sérieuses menaces de mort. ». Suite à ces événements, il a été placé dans une salle de dégrisement et le lendemain, lorsqu’il fut redevenu sobre, “tout va encore très mal avec les magistrats qui l’entendent”. Me Jean-Christophe Casadei, avocat au barreau d’Orléans, défend le personnel hospitalier attaqué : « Son comportement a sérieusement gêné le fonctionnement du service des urgences et une infirmière a dû prendre dix-sept jours d’arrêt de travail à la suite de ces agissements. Des faits avérés et pour lesquels il n’a eu aucun mot d’excuse adressé à ses victimes. »

Pour le représentant du ministère public, « Nous sommes confrontés à une explosion de violence totalement inacceptable. Il menace de mort le personnel hospitalier et les policiers, leur crache dessus… Et ce qui est inquiétant, c’est qu’il nie cette preuve. » Le procureur a requis une peine de douze mois d’emprisonnement et le maintien en détention.

« Intolérance totale à la frustration »

Du côté de la défense, Me Jérôme Dubois-Dinant reconnaît « pensées complotistes » de son client et “son intolérance totale à la frustration”. Les conseils du prévenu apportent cependant des éléments de contexte à son comportement. « Peu avant les événements, il avait besoin à la fois d’alcool et de stupéfiants. Tout cela peut avoir conduit à son comportement irrationnel. »

A l’issue de ce procès, le tribunal est allé au-delà des réquisitions en condamnant cet homme à dix-huit mois d’emprisonnement, ainsi qu’à la révocation partielle d’une peine de trois mois avec sursis. Il devra également verser aux parties civiles – gendarmes et personnels hospitaliers – 8 200 € pour les souffrances endurées et 3 000 € au centre hospitalier pour les frais résultant de ses violences. Enfin, il ne pourra pas apparaître en Blanc pendant une durée de cinq ans.

 
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