lettres aux lecteurs du 17 juin 2024

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La Poste, consommation et élections en France

24 heures/lecteurs

Publié aujourd’hui à 7h17

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Dissolution en France

Voilà la fin de la première mi-temps d’un match sous haute tension. Les élections européennes ont montré, pour nos cousins ​​français, que les propositions du Rassemblement national (RN) pour l’Europe et la France dépassaient celles des autres partis en France. La seconde mi-temps arrive. Cela a l’air excitant.

Avec la dissolution de l’Assemblée nationale française souhaitée par le président Macron, une campagne électorale acharnée a commencé. Elle sera dure, intransigeante. Une seconde mi-temps sans arrêt de jeu. L’astuce du président Macron est peut-être de discréditer le RN en lui laissant Matignon, afin de lui donner du fil à retordre et ainsi l’empêcher de remporter l’élection présidentielle de 2027.

Malheureusement, imaginer la troisième mi-temps à ce niveau est un non-sens. En cas de victoire du RN en juillet prochain, cette phase du match se déroulera dans la rue. Dirigé non pas par des « fainéants », mais par la gauche, Insoumis en tête, avec tous les excès qui y seront attachés, au moment même des JO. C’est la grande faute de Macron.

Le coup de poker de la dissolution se veut peut-être gaullien ; ce n’est pas ainsi. Pour lui, il s’agit simplement d’une tentative désespérée de garder le contrôle, alors qu’il est plus proche du gamin qui joue avec des allumettes assis sur une poudrière. Espérons que Genève échappera à l’avenir à ce genre de chaos prévisible…

Roland-Daniel Schneebeli, Hermance

Service publique

Comme il est loin le temps où un petit bonjour au facteur faisait partie de ce bref et agréable moment de la journée.

Je suis d’accord, les échanges par emails et tous les autres moyens de communication actuels (internet, etc.) font que les services de La Poste sont désormais beaucoup moins utilisés. Ils restent cependant indispensables pour toute une catégorie de personnes, celles qui ne sont pas « connectées » par exemple, ou celles dont la mobilité est réduite et/ou ne sont pas motorisées.

Je pense notamment aux lettres recommandées (dont le contenu est évidemment particulièrement important et souvent urgent) qui ne sont distribuées personnellement que lorsque le destinataire, habitant un bien locatif, est joignable par interphone. Sinon, comme c’est mon cas, je trouve simplement un avis de passage dans ma boîte aux lettres, et je dois aller chercher cette enveloppe… le lendemain, à plus d’un kilomètre de chez moi, dans une pharmacie qui assure le service postal, après la Poste de Quartier. a été aboli.

Les tarifs postaux augmentent, les services ne sont plus ce qu’ils étaient. Et en plus, j’apprends d’un article paru dans « 24 Heures » le 14 juin ce courrier A est en difficulté ! Je suis surpris.

Gisèle Bottarelli, Morges

La poste

Ce sont essentiellement les socialistes qui ont été critiqués pour être des idéologues plutôt que des pragmatiques. Cependant, la droite suisse s’accroche comme un radeau en perdition à « moins de gouvernement et à la privatisation de tous ou presque tous les services publics ». N’est-ce pas cela être des idéologues ? Le fait que la Confédération puisse employer 40 000 employés pour livrer des lettres, des colis et des paiements sans que des amis fortunés puissent toucher quelques pourcentages de tous ces salaires ne pouvait pas durer.

Nous avons donc fait de La Poste une société anonyme et ouvert ces services à la concurrence. J’ai vu passer trois facteur de colis au lieu d’un : DPD, DHL et mon facteur. Il y a au moins quatre autres concurrents. Et nous sommes surpris de la baisse du trafic postal alors même que nous avons poussé les clients dans les bras de plusieurs autres sociétés. À cela s’ajoute la digitalisation. On ne va presque plus au comptoir. La plupart de nos messages transitent par ordinateur.

Que personne ne se souvient de cette grande agitation et que tout le monde fait la queue pour accuser notre ancienne direction de la réduction des bureaux et de la détérioration du service sans se rappeler pourquoi une telle « catastrophe » me laisse sans voix.

Il est vrai que les socialistes se sont montrés peu opposés à ces transformations. Les privatisations étaient à la mode. Quand le directeur général Rey s’est battu pour que cette SA se modernise mais garde son âme et reste attachée à un service public de qualité, on a inventé, par lettre anonyme, une fausse accusation pour l’expulser. Des accusations qui ont toutes été rejetées comme étant infondées. C’est fini ces sales tours ?

Pierre Aguet, Vevey

Consommation

Le duopole Migros/Coop, qui détient 80% du marché alimentaire suisse, affiche les marges brutes les plus élevées d’Europe (40% et 30%) !

Non content de la forte pression déjà exercée sur nos producteurs alimentaires locaux, Migros, qui a frôlé les 32 milliards de chiffre d’affaires en 2023, a rejoint Epic Partners, une alliance géante regroupant d’autres supermarchés européens. (allemand, néerlandais, norvégien, polonais) !

Récemment mis sur le gril par des journalistes de la presse écrite et orale, le porte-parole de Migros a osé déclarer (voir « 24 heures » du 23 mai 2024) : « Quant aux marges appliquées, Migros affirme qu’elle ne consulte pas… Coop et que « les siennes sont « extrêmement basses », 1,5% ! Sur 100 francs de chiffre d’affaires, Migros ne réalise qu’une marge bénéficiaire de 1 à 2 francs !

Nos producteurs agroalimentaires qui luttent pour leur survie et nous, consommateurs confrontés à une réduction de notre pouvoir d’achat, apprécierons…

Il y a donc deux choses, une : soit ce serait un aveu de gestion désastreuse – soit c’est une version plus « crédible » que crédible… A vous de juger…

Frank Paillard, Les Charbonnières

Politique

Alors, Florence Gross, députée PLR ​​au Grand Conseil, a déposé une résolution pour interdire le mot « libre » dans le vocabulaire du Conseil d’Etat et la correspondance officielle du canton (ou du Canton ?)… Et elle veut le remplacer. avec « financé par les contribuables »…Pourquoi ? Pour ne pas continuer à tromper les électeurs ! Non, on marche sur la tête là ! N’y a-t-il pas des sujets plus importants et plus urgents que les chicanes de mots ou de sujets sans intérêt général, un « sport » devenu presque courant pour les partis de droite. Par sa demande, cette députée obligera le Conseil d’État à nommer une commission, qui devra se prononcer à de nombreuses reprises avant de trouver (ou non…) un compromis qui satisfasse Mme Gross et ses collègues du parti. Et est-ce que ce sera gratuit pour les contribuables ? Je doute…

René Paschoud, Prilly

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