Pierres tombales découvertes sous un immeuble

Pierres tombales découvertes sous un immeuble
Pierres tombales découvertes sous un immeuble

« Le sol d’un de mes blocs s’est affaissé, alors nous avons décidé de creuser pour voir ce qui se passait. En creusant en bordure du bloc, je me suis dit : voyons, c’est du granit sous le béton ! Cela ressemble à une épitaphe», raconte Sylvain Veillette.

C’est ainsi qu’il découvre une première pierre tombale, datant d’il y a près de cent ans. « À la mémoire de J. Nil Tremblay, époux d’Élise Gagné. Décédé à La Tuque le 29 juin 1926, à l’âge de 67 ans et trois mois», peut-on lire ci-dessus.

La première pierre tombale découverte date de 1926. (Sylvain Veillette)

La deuxième pierre est encore plus ancienne. L’épitaphe, rédigée en anglais, atteste du décès de Nicholas Irvine, décédé à La Tuque le 1er février 1912, à l’âge de 78 ans.

Au fil de la journée, l’entrepreneur a indiqué avoir découvert deux autres pierres tombales, qui n’ont pas encore été déterrées.

« Si je n’avais pas creusé, je ne l’aurais jamais su, je ne les aurais jamais trouvés. Il s’agissait de faire une sorte de mur en dessous de l’escalier. Une sorte de muret», explique-t-il.

Quant à savoir pourquoi ces épitaphes se sont retrouvées ainsi enterrées, le mystère reste entier pour le moment, même si M. Veillette a quelques théories. L’endroit aurait également été autrefois la résidence d’un bedeau.

« Quelqu’un m’a appelé et m’a dit qu’avant, il y avait des gens qui enlevaient des monuments pour faire de la place dans les cimetières », se souvient-il.

Les monuments funéraires servaient de mur de soutènement, sous un escalier extérieur. (Sylvain Veillette)

« J’ai acheté le bloc à une dame qui vient d’avoir cent ans et qui vit toujours ici. Peut-être que ce sont ses parents qui ont enterré ça.

Amusante coïncidence, la plus récente des deux épitaphes pourrait être celle d’un ancêtre de sa belle-fille.

“Quand j’ai envoyé ça à mon fils, à l’usine, son beau-père lui a dit qu’il pouvait y avoir une relation avec sa fille, avec son arrière-grand-mère”, raconte-t-il.

Cette étrange découverte n’empêchera pas M. Veillette de poursuivre ses travaux, mais il reconnaît que cela complique sa tâche. En début d’après-midi, il a indiqué avoir repéré deux autres monuments funéraires, qui seront déterrés ultérieurement.

«Je ne sais pas quoi faire avec ça. Si ce n’est pas le cas, je les garderai et les laisserai là. Cela a quand même plus de cent ans», souligne-t-il.

A noter qu’il n’est pas rare que des pierres tombales soient retirées des cimetières. Lorsqu’un monument est endommagé ou pourrait présenter un danger, il peut être retiré.

Le Nouvelliste avait également signalé que des pierres tombales avaient été retirées d’un cimetière de Shawinigan, alors que les contrats de concession funéraire n’avaient pas été renouvelés. Dans ce cas, les monuments se trouvaient derrière le cimetière, dans la nature.

Une situation similaire a été constatée par Le Journal de Montréal à Sorel-Tracy, en 2019.

 
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