Quelles villes francophones proposent le plus de pistes cyclables ? Nos nouvelles cartes – rts.ch – .

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Les pistes et pistes cyclables peinent à faire de la place sur la plupart des routes francophones. Genève fait exception selon les données recueillies par la RTS.

Faire du vélo en ville n’est pas facile. Entre les véhicules frôlant le guidon, évitant les portes ou traversant des carrefours surpeuplés, les pièges sont nombreux. Ajoutez à cela l’absence régulière de pistes cyclables et vous obtenez un environnement peu convivial pour les cyclistes.

Des données inédites sur les équipements cyclables dans les six capitales francophones montrent que la plupart des villes manquent d’infrastructures cyclables qui couvrent la majorité de leur territoire.

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La comparaison entre les aménagements deux-roues et les routes est claire : dans cinq villes sur six, le réseau cyclable est trois à huit fois plus court que l’ensemble des routes. Seule Genève se démarque avec 126 km de pistes cyclables pour 204 km de routes, soit une densité de 62 %. En bas du classement, on retrouve les deux capitales de l’Arc Jura. L’espace réservé aux cyclistes ne représente que 22% du total des routes à Neuchâtel et 13% à Delémont.

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La ville de Sion ne fait pas beaucoup mieux avec 27% de pistes cyclables par rapport aux routes. Un chiffre qui ne ravit pas les autorités sédunoises. Christian Bitschnau, vice-président de la commune, concède que la capitale valaisanne est une « mauvaise élève, mais qui travaille beaucoup pour s’améliorer ».

Selon lui, Sion investit considérablement depuis plusieurs années dans son réseau cyclable et c’est un travail qui prend du temps, notamment pour obtenir les autorisations nécessaires.

La place du vélo évolue

Christian Bitschnau évoque également un changement de mentalité vers la mobilité douce. «Le Valaisan adore la voiture, mais la nouvelle génération recherche plutôt le bon moyen de transport pour la bonne occasion. Nous essayons de ne pas opposer les différents modes de transport.» Une volonté partagée par la vice-présidente de Pro Vélo Suisse Delphine Klopfenstein Broggini : “la solution n’est pas de supprimer la voiture, mais de redistribuer l’espace public en faveur de la mobilité active”.

Le vélo a longtemps souffert du manque de place sur les routes et de prise en compte dans les politiques de mobilité. «Nous l’avons vu comme un loisir, comme un sport», explique Patrick Rérat, professeur de géographie à l’Université de Lausanne. « Neuchâtel est par exemple une ville très agréable pour faire du vélo de loisir, avec des balades estivales au bord du lac. En revanche, pour les cyclistes utilitaires comme les navetteurs, nous constatons que les infrastructures font défaut.

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Des besoins spécifiques à chaque ville

L’expert en mobilité souligne également que tous les aménagements cyclables ne sont pas égaux. Les pistes cyclables tracées sur la route ou partagées avec les bus n’offrent pas toutes les garanties de sécurité pour un déplacement confortable, contrairement aux pistes séparées de la circulation motorisée.

Pour Delphine Klopfenstein Broggini, comparer la longueur et le type d’aménagements entre communes est nécessaire, mais il faut aussi prendre en compte l’environnement autour des infrastructures cyclables. Le nombre de véhicules et la vitesse autorisée sur un tronçon contribuent également au sentiment de sécurité des cyclistes.

Dans les petites villes, la moindre densité du trafic routier permet d’éviter la mise en place d’aménagements cyclables parfois coûteux. Delémont reconnaît que le développement de son réseau pour les deux-roues prend du retard. Pour y pallier, les autorités misent notamment sur la cohabitation en centre-ville entre véhicules, vélos et piétons, avec des zones limitées à 20 km/h ou 30 km/h, sans bandes ni pistes cyclables.

Aux quatre coins de Suisse romande, les villes ont encore du pain sur la planche pour proposer des aménagements cyclables sûrs et adaptés aux différentes formes de mobilité. La Confédération a annoncé vouloir doubler le trafic cyclable d’ici 2035. Un objectif que le réseau actuel ne peut soutenir.

Cyrille Gay-Crosier

Sujet TV : Camille Rivollet

Sujet radio : Romain Bardet

 
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