Un géant de l’hygiène supprime près de 500 emplois en Belgique

Un géant de l’hygiène supprime près de 500 emplois en Belgique
Un géant de l’hygiène supprime près de 500 emplois en Belgique

LLe fabricant de produits d’hygiène personnelle Ontex a annoncé jeudi qu’il allait réduire ses effectifs de 489 personnes sur les sites d’Eeklo et Buggenhout en Flandre orientale. L’entreprise comptera désormais 569 collaborateurs en Belgique (à Alost et Buggenhout). Le personnel a été informé de la fermeture du site d’Eeklo lors d’un comité d’entreprise extraordinaire.

Cette restructuration s’inscrit dans le cadre de « la transformation stratégique du groupe visant à renforcer sa position concurrentielle sur le marché européen ».

Cette annonce est le deuxième licenciement collectif le plus important cette année après la fermeture du constructeur d’autobus Van Hool, à Koningshooikt (province d’Anvers). Ce total dépasse légèrement le licenciement collectif annoncé en février dernier chez le chocolatier Barry Callebaut. Selon le SPF Emploi, 479 postes ont été concernés par cette annonce. Mercredi, l’entreprise de messagerie FedEx a annoncé son intention de licencier 385 travailleurs chez Brucargo, la division fret de l’aéroport de Bruxelles.

Production arrêtée

La production restera probablement à l’arrêt toute la journée de jeudi sur le site Ontex d’Eeklo. La direction du fabricant de produits d’hygiène personnelle a annoncé tôt ce matin son intention de réorganiser ses activités en Belgique, ce qui implique la réduction des effectifs de près d’un demi-millier de personnes. L’usine d’Eeklo doit fermer définitivement ses portes.

La ministre flamande de l’Emploi sortante réagit

La ministre flamande de l’Emploi sortante, Jo Brouns, a appelé jeudi à donner “toutes les chances” à la concertation sociale chez Ontex, une entreprise flamande qui a annoncé le même jour supprimer la moitié de ses emplois en Belgique. Cela représente près de 500 postes. Le ministre rencontrera prochainement la direction et les syndicats du fabricant de produits d’hygiène personnelle basé en Flandre orientale.

L’annonce “fait mal”, a reconnu jeudi la ministre Jo Brouns (CD&V). Il appelle la direction et les représentants du personnel à entamer un dialogue « sereinement ». « La consultation doit montrer quel est l’impact de cette décision et si d’autres alternatives sont possibles. »

Le ministre a déjà demandé au VDAB, l’équivalent flamand du Forem, de se préparer à soutenir les centaines de travailleurs concernés. « Même si le message est difficile à comprendre aujourd’hui, il faut voir le licenciement comme une opportunité de rebondir vers de nouvelles opportunités. »

Le Premier ministre démissionnaire, Alexander De Croo, a indiqué sur X que le gouvernement fédéral est en contact avec l’exécutif flamand dans le but de limiter l’impact social de la restructuration annoncée.

 
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