Jugé pour tentative de meurtre, il nie être l’auteur d’un lynchage ultra-violent en Dordogne

Jugé pour tentative de meurtre, il nie être l’auteur d’un lynchage ultra-violent en Dordogne
Jugé pour tentative de meurtre, il nie être l’auteur d’un lynchage ultra-violent en Dordogne

Voilà un accusé qui fait bonne impression (ce qui n’est pas toujours le cas). Arrivé dans la loge, il porte une chemise ajustée, fermée jusqu’au dernier bouton et a les cheveux soigneusement attachés en chignon. Et quand il parle, son ton est calme, sa diction appliquée.

Une douceur qui tranche avec les faits qui lui sont reprochés : Garry Rodrigues est jugé depuis vendredi 7 juin par la cour d’assises de Dordogne pour un lynchage ultra-violent, qualifié de tentative de meurtre (punis de trente ans de réclusion). ). C’était le 21 décembre 2019 à Belvès (aujourd’hui Pays-de-Belvès).

Ce jour-là, un homme de 57 ans souffrant d’un retard mental montrait son sexe à la vendeuse d’une boulangerie. Elle appelle son frère (l’accusé). Garry Rodrigues, alors âgé de 30 ans, s’est immédiatement lancé dans le métier et a frappé à deux reprises l’exhibitionniste.

Lame de 9 cm

Une heure plus tard, la victime a fait l’objet d’une agression d’une extrême violence devant son domicile : elle a été frappée à terre et poignardée au crâne par une lame de 9 cm. Héliportée vers le CHU de Bordeaux, elle a été sauvée de peu.

Mais qui est l’auteur ? La victime et les témoins ont nommé l’accusé. “Je nie les faits, je nierai jusqu’au bout car je suis innocent”, a clamé M. Rodrigues lors de sa première déclaration spontanée à l’ouverture du procès.

Lors de la première matinée des débats, les huit condamnations de l’accusé depuis 2008 et ses 19 ans ont été évoquées. Un élément apparaît : à chaque fois, les infractions ont été commises sous l’emprise de l’alcool. Ce qui déclenche cette question de la part de Charles Charollois, le procureur général : « Aujourd’hui, vous projetez une image de sérénité. Vous vous dites « gentil ». Pourtant, quand on voit votre casier judiciaire, avec de nombreuses condamnations, on se demande qui est Garry Rodrigues ? Est-ce le gars qui répond calmement ou celui qui menace de tuer et frappe ? » Réponse du box : « Je suis calme. L’alcool explique tout. »

«Propension à la violence»

Le psychologue qui a examiné l’accusé poursuit : « L’alcool lève l’interdit. Sa consommation est pathologique et problématique. L’accusé a tendance à minimiser sa responsabilité pour ses actes antérieurs. » Les propos utilisés par l’expert révèlent l’autre personnalité de M. Rodrigues : « dimension paranoïaque, manipulatrice, impulsive, propension à la violence, banalisation de l’usage de la violence ».

Le plus marquant est le témoignage d’une femme qui fumait une cigarette sur un balcon surplombant les lieux du drame. Elle a entendu les cris, a vu une partie de l’attaque, puis a tenté de faire fuir l’agresseur en criant. En retour, il aurait dit : « Tais-toi, tu ne sais pas ce qu’il a fait à ma sœur », a déclaré ce témoin à la barre. Ce salaud a montré son pénis. » Mais il portait une cagoule donc elle ne peut pas le reconnaître formellement. La victime le fera, grâce aux photos.

Le procès reprendra lundi 10 juin. L’accusé pourra répondre à ces éléments à son encontre. Le verdict est attendu le lendemain après-midi.

 
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