Si les foulées Rethéloises sont une institution qui n’a plus à prouver son succès après 34 éditions, deux épreuves connexes se sont ajoutées ces dernières années : les foulées roses et la marche rose.
Ce dimanche 3 novembre 2024, 235 marcheurs au départdès 9h, sur l’un des trois parcours proposés : 5 km, 8 km ou 11 km. Un chiffre qui a battu les 130 participants de l’édition précédente. ” Nous veillons à ce que le parcours de 5 km soit toujours accessible aux poussettes, afin que tout le monde, quel que soit son niveau, puisse y participer. », explique Jean-Paul Depierreux, l’un des organisateurs de la marche rose.
Ici, tout est gratuit. C’est une immense opportunité et nous devons la préserver pour nos enfants et nos petits-enfants.
C’est aussi avec cette volonté d’associer le plus de monde possible à la manifestation retheloise que la marche rose a été créée l’année dernière. Un objectif qui semble avoir été atteint. Certains sont venus de Reims pour marcher en familleparfois sur trois générations. Equipés de leurs cannes et tous vêtus de roses, les promeneurs sont facilement reconnaissables.
Céline, infirmière libérale de Rethel aux sourcils roses pour l’occasion, est venue accompagnée de sa famille et de ses amis. “ On retrouve plein de gens qu’on connaît, ça fait plaisir ! » Mais au-delà de l’aspect convivial, c’est avant tout parce qu’elle se sent concerné par le sujet qu’elle est présente. ” Nous sommes un des pays où la prévention est la plus importante, tout est gratuit ici. C’est une immense opportunité et nous devons la préserver pour nos enfants et nos petits-enfants. »
Plus de 1 600 euros de dons et de prévention indispensable
Sur les 5 euros d’inscription, 4 sont reversés à la Ligue contre le cancer. Des goodies et une boîte à dons sont également exposés à proximité du départ. Ainsi, les bénéfices du jour s’élèvent à plus de 1.600 euros pour l’association. Joëlle Barat, présidente du comité ardennais de la Ligue contre le cancer, rappelle que tous les dons récoltés restent dans les Ardennes. « Ils contribuent à financer les ateliers que nous proposons ».
Les Ardennes sont très généreuses
La mission de l’association comprend la prévention, la recherche et le soutien aux patients et à leurs familles. C’est ce dernier aspect qui nécessite le plus de financement. Accompagnement psychologique, atelier nutrition, activité physique adaptée, socio-esthétique… 14 ateliers sont proposés aux patients et leurs proches, tous dirigés par des professionnels qui doivent être rémunérés. “ Nous travaillons avec 8 psychologues différents sur le territoire et vous pouvez payer jusqu’à un an de consultation pour les personnes qui en ont besoin. » Une prestation qui représente un coût important pour l’association, qui finance également les équipes de recherche du CHU de Reims. Heureusement, ” les Ardennes sont très généreuses », se réjouit Joëlle Barat.
Mais, si des dons sont nécessaires, » Octobre est avant tout le mois du dépistage du cancer du sein, souligne le président. « Aujourd’hui, l’essentiel, ce sont les messages de prévention et de sensibilisation que nous avons pu faire passer. » Un message qui a pu également être partagé avec certains 70 coureurs des foulées rosesdont le départ était donné à 13h50
Malheureusement, le sujet du cancer du sein fédère majoritairement les femmes et seuls quelques hommes se sont jetés dans la vague rose. Christophe Chemin est l’un des rares à s’être placé sur la ligne de départ pour l’occasion. ” Je fais les foulées Rethéloises depuis plusieurs années, cette année j’ai souhaité accompagner ma nièce dans les foulées roses. » Il a remarqué l’absence des hommes au départ des 4,5 kilomètres. ” Je trouve dommage que nous soyons si peu nombreux, je m’attendais à voir plus d’hommes. »