encore un mois pour trouver un accord sur le rachat d’Ascometal par l’italien Venete

encore un mois pour trouver un accord sur le rachat d’Ascometal par l’italien Venete
encore un mois pour trouver un accord sur le rachat d’Ascometal par l’italien Venete

Un mois de sursis pour les 600 salariés lorrains d’Ascometal à Hagondange et Custines, ainsi que pour le site du Marais (Loire). La chambre commerciale du tribunal de Strasbourg a examiné ce jeudi les différentes offres de rachat partiel du groupe sidérurgique, propriété de Swiss Steel, qui souhaitait se séparer de cette branche depuis des mois. Le « cluster automobile », qui regroupe ces trois sites, n’a fait l’objet que d’une seule offre, celle de l’italien Venete, prêt à reprendre l’ensemble des salariés et de Créas, le centre de recherche d’Hagondange. Mais une clause en particulier pose problème : désamiantage de la toiture et dépoussiérage du chantier mosellan, estimés à 11 millions d’euros, que Venete ne veut pas financer puisqu’il n’est pas responsable de cette pollution.

La justice commerciale accorde donc un délai supplémentaire d’un mois, pour permettre à Swiss Steel, Venete et les pouvoirs publics de finaliser un accord. La période d’observation pour le recouvrement judiciaire est donc prolongée. La date de dépôt des nouvelles offres est fixée au 12 juin et le tribunal statuera à nouveau le 28 juin.

Les syndicats rassurés… mais toujours dans l’incertitude

Cette annonce est accueillie par un certain soulagement de la part des organisations syndicales. “Le tribunal aurait pu simplement ordonner la liquidation», estiment la CFDT et la CFE-CGC. Mais l’avenir ne s’annonce pas plus clair : «Il reste des points à éclaircir, notamment la question du financement de la décontamination», précise Alain Hilbold, de la CFDT.

Ce mardi, la communauté de communes Rives de Mosellepar la voix de son président Julien Freyburger, a voulu envoyer un signal fort : elle s’est dite prête à apporter 15 millions d’euros, sous la forme d’une participation au capital du groupe sidérurgique, pour financer la dépollution du site d’Hagondange. “Nous sommes prêts, mais ce n’est pas notre rôle de remplacer l’État», a insisté Julien Freyburger.

Concernant autres offres de rachat d’Ascometalla décision concernant le site de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) par l’Italien Marcegaglia sera rendue ce vendredi matin à 9 heures par le tribunal. Pour le site de Leffrinckoucke, près de Dunkerque, l’avenir s’annonce sombre avec le retrait de l’espagnol Sidenor, faute d’accord avec l’Etat. Le tribunal a néanmoins fixé un nouveau calendrier jusqu’à fin juin pour permettre à d’autres repreneurs de se faire connaître.

UN une réunion a lieu ce vendredi matin avec le ministre de l’IndustrieRoland Lescure, pour faire le point sur la situation.

 
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