Loire et Haute-Loire. « Notre profession est en danger avec la fermeture de nombreuses pharmacies »

Loire et Haute-Loire. « Notre profession est en danger avec la fermeture de nombreuses pharmacies »
Loire et Haute-Loire. « Notre profession est en danger avec la fermeture de nombreuses pharmacies »

Equipée de sa corne de brume, Nathalie, pharmacienne à la pharmacie Avenue à Aurec-sur-Loire, est venue exprimer son agacement : “La pénurie de médicaments nous épuise au quotidien”, dit-elle, expliquant qu’elle dépense en moyenne deux heures par jour à gérer les ruptures.

En plus de contacter constamment grossistes et fournisseurs, le pharmacien doit faire face à une clientèle incompréhensible, souvent des personnes âgées sans moyen de transport dans une ville mal desservie. « On nous demande de plus en plus de choses, comme faire des analyses d’urine ou des bilans de prévention. C’est très bien pour le patient mais il faut qu’on nous donne les moyens de les faire », regrette Nathalie.

«Nos dépenses augmentent sans rémunération supplémentaire»

Même son de cloche pour Bruno, pharmacien depuis vingt ans à la pharmacie Molle-Bifano de Saint-Etienne, créée en 1962 par son beau-père. « Nos coûts ne cessent d’augmenter, sans rémunération supplémentaire pour les nouvelles tâches qui nous sont imposées, et les pénuries de médicaments sont devenues ingérables », déclare-t-il.

Le pharmacien insiste sur l’importance de maintenir un réseau de pharmacies bien réparti sur le territoire pour les citoyens, mais constate que cela devient de plus en plus rare : une pharmacie ferme tous les jours en France, “ce qui montre les défaillances du réseau”, déplore la santé. professionnel. Avant d’ajouter qu'”il faut rendre les études plus attractives pour les jeunes, car avec toutes les contraintes actuelles, notre métier ne les attire plus”.

En stage de sixième année à la pharmacie Yssingeaux Savel, et bientôt diplômée, Océane est venue manifester pour défendre son futur métier. « Notre profession est en danger avec la fermeture de nombreuses pharmacies, explique l’étudiant. “Et puis il y a aussi la commercialisation de médicaments sur internet, c’est trop dangereux pour les patients”, poursuit-elle.

« Les professionnels de santé les plus accessibles »

La jeune femme met également en avant la disponibilité des pharmaciens. « Nous sommes les professionnelles en soins les plus accessibles car les patients peuvent venir nous voir sans rendez-vous », ajoute Océane, qui regrette que le travail des pharmaciens ne soit pas assez valorisé.

Des propos tenus appuyés par Ghislaine, une patiente venue soutenir les professionnels de santé en grève. « Quand j’ai une question ou un doute sur un médicament, ils sont les premiers à me répondre. Ce qui n’est pas le cas de mon médecin», s’exaspère le retraité.

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