ce collectif transforme d’anciens hôtels en logements temporaires

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Par

Lisa Farou

Publié le

30 mai 2024 à 15h47

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Une moquette bleue, des cendriers tous les dix mètres… Quarante ans après son ouverture, le Ferme Relais Bigouden a conservé son caractère. Situé à Plomeur (Finistère), l’hôtel a été racheté par le collectif des Bigouden Makers, pour y proposer un hébergement temporaire.

S’ils ont déjà repris les lieux en octobre 2023, ils en sont officiellement propriétaires depuis mi-février.

300 euros par chambre

La Ferme dispose de 12 chambres. Ils sont cinq, bientôt six, à y séjourner, dont des couples. Pour 300 euros par mois, les locataires bénéficient d’une chambre individuelle avec salle de bain et toilettes privatives. Au rez-de-chaussée se trouve un espace commun avec des canapés, une salle à manger et une cuisine. Comptez 450 euros pour une chambre double.

Sur la table, une assiette de gâteau au chocolat préparé par Sacha Rannou. ” Servez-vous. Avec plaisir », a-t-il griffonné sur un morceau de papier. «C’est une technique pour être accepté par les autres», sourit le jeune homme, locataire depuis le 1er février.

C’est un endroit plutôt sympa, même si c’est un peu vieillot. J’aime l’idée de vivre à une autre époque !

Sacha Rannou, locataire à la Ferme.

À l’âge de 21 ans, il participe aux récoltes d’un jardin maraîcher pendant deux mois. A l’origine, il allait rester au camping. « Nous n’avons pas réussi à nous mettre d’accord sur les termes du contrat. » Le coût de l’hébergement est presque le même : avec charges, sa chambre à la Ferme s’élève à 420 euros, contre 450 euros pour un mobil-home.

Naturellement solitaire, Sacha craignait les espaces communs. Il est désormais ravi : « La cuisine, par exemple, est un lieu d’échange. On se prête même certains produits ! Il est également possible de prendre un plateau et de manger dans votre chambre. »

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Accueillir des jeunes actifs, mais pas seulement

A l’origine, la Ferme devait accueillir des personnes actives comme Sacha, pour un hébergement temporaire de un à dix mois. Il s’agissait plutôt de trouver des contrats saisonniers, des services civiques, etc.

« Le public cible n’est pas celui qui est là », s’interroge Léna Goanec, responsable d’exploitation d’un autre projet des Bigouden Makers, un tiers-lieu à Pont-l’Abbé. « Il y a des gens pour qui il est impossible de trouver un logement. »

Nous sommes conscients que 11 salles ne changeront pas la face du monde, mais nous voulons apporter notre contribution.

Léna Goanec, responsable de la salle tierce Bigouden Makers à Pont-l’Abbé.

Le collectif, lancé avant le confinement, rassemble 189 actionnaires souhaitant « redonner vie à des établissements hôteliers obsolètes », explique Léna Goanec. Mettre leurs fonds en commun « est une manière de ne pas dépendre des banques. »

Premier projet : l’hôtel de Bretagne à Pont-l’Abbé, « une vieille maison en liquidation », transformée en tiers-lieu. Il comprend désormais un café-restaurant, des espaces de travail ainsi que six chambres et deux appart-hôtels :

Pas le temps de se reposer, le collectif poursuit désormais le développement de la Ferme. « Ce n’est pas un projet censé être rentable. Nous voulons juste être en équilibre. « L’objectif est de « faire fonctionner l’économie locale ».

Léna Goanec est responsable de l’exploitation du troisième site des Bigouden Makers à Pont-l’Abbé. ©Lisa FAROU

Ainsi, pour aménager le lieu, les Artisans Bigoudens font appel au savoir-faire des adhérents. « Chacun donne son temps libre à ce projet. » Côté décoration, la porcelaine est privilégiée. « Nous optons pour le réemploi. L’histoire de donne-lui un nouveau look pour en faire un endroit agréable. »

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