Valérie Pécresse s’oppose à un périphérique limité à 50 km/h et demande de retrouver des compétences

Valérie Pécresse s’oppose à un périphérique limité à 50 km/h et demande de retrouver des compétences
Valérie Pécresse s’oppose à un périphérique limité à 50 km/h et demande de retrouver des compétences

Les oppositions au projet de périphérique de la mairie de Paris se multiplient. Mercredi, la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse (Libérez !), a réaffirmé, dans une assemblée de la majorité régionale, son opposition à deux mesures décidées par la Ville de Paris, décideuse sur l’avenir de la région. le périphérique. Voie privilégiée pour accéder à la capitale en véhicule motorisé, le fameux « périphérique » est une nouvelle fois au cœur des tensions politiques.

Si le projet de la Ville se concrétise, le périphérique devrait perdre une voie dédiée à la circulation générale au profit d’une voie pour le covoiturage et les transports en commun, après les Jeux olympiques et paralympiques. La vitesse maximale devrait être abaissée à 50 km/h sur tous ses itinéraires.

« La Ville de Paris persiste sur deux projets qu’elle mène de manière unilatérale et sans concertation », dénonce Valérie Pécresse. Cela ne fera que pénaliser les habitants de petite et grande couronne qui l’utilisent tantôt très tôt, tantôt très tard pour se rendre au travail. C’est la France qui se lève tôt qui paiera cette décision brutale et unilatérale de la Mairie de Paris, sans aucune étude d’impact sur cette souffrance quotidienne. »

Regrettant que le gouvernement n’ait pas attribué cette compétence à la Région, l’édile espère néanmoins pouvoir peser sur ces décisions. « Si le gouvernement voulait revenir là-dessus, nous serions extrêmement favorables, dans le cadre du choc de la décentralisation, à une prise en main de cette infrastructure d’intérêt régional. »

Le périphérique, l’un des principaux axes urbains d’Europe, est emprunté chaque jour par 1,2 million de véhicules, en majorité franciliens. « La mairie de Paris est fière de son respect de la démocratie locale. Nous avons organisé un référendum : 90 % des Franciliens sont contre la fermeture d’une voie sur le périphérique. Il faut entendre la voix de la démocratie », a déclaré Valérie Pécresse.

Selon elle, le chef de la police aura de toute façon « son mot à dire ». L’intéressé, Laurent Nuñez, l’a lui-même rappelé fin mai lors d’un Conseil de Paris. “Cela n’arrivera pas sans moi, car le périphérique est un des axes sur lesquels je peux imposer un certain nombre de prescriptions”, a-t-il assuré. Le bras de fer est encore loin d’avoir livré toutes ses conclusions.

 
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