Isère. La police le confond avec son voisin, enfonce sa porte et le menotte devant ses enfants

Isère. La police le confond avec son voisin, enfonce sa porte et le menotte devant ses enfants
Isère. La police le confond avec son voisin, enfonce sa porte et le menotte devant ses enfants

C’est une erreur aux conséquences graves. Un père de famille a vécu une expérience traumatisante, lundi 27 mai 2024, lorsque des policiers de Grenoble ont enfoncé la porte de son appartement à coups de bélier. Ils l’ont menotté devant ses enfants, dans le cadre d’une opération menée pour trafic de drogue. Mais la police s’est trompée de logement, rapporte le Dauphiné Libéré . Ils recherchaient le voisin de cet habitant d’Échirolles (Isère).

«Je dormais quand j’ai entendu une explosion. […] Je me suis retrouvé avec des torches et des fusils pointés sur moi. », a confié l’homme de 38 ans à nos confrères. Menotté, face contre terre, il a été appréhendé brutalement, alors qu’il souffre d’asthme et de problèmes cardiaques. La police s’est rendu compte de son erreur lorsque le véritable suspect est sorti de l’appartement voisin. Les policiers ont ensuite relâché le père et se sont excusés.

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Mesures pour réparer les dégâts

Mais le mal était fait. L’Isérois et sa famille restent marqués par l’événement. « Ce que je ne comprends pas, c’est qu’ils ont immédiatement reconnu mon voisin comme le suspect qu’ils recherchaient. Pourquoi, à l’inverse, ne m’ont-ils pas reconnu comme n’étant pas cette personne ? On peut avoir la mauvaise porte, mais pas le mauvais visage. »il assure. « Ma dignité a été mise à terre devant mes enfants »poursuit le trentenaire qui ne se contente pas des excuses de la police.

De son côté, la police assure que des mesures ont été prises pour réparer les dégâts matériels et psychologiques causés par cette arrestation. « C’est une erreur qui n’est évidemment pas souhaitable mais qui peut se produire dans de très rares occasions. Le moins que nous puissions faire est de nous excuser et de faire tout notre possible pour réparer les dégâts. »a expliqué le chef du SIPJ 38 (service interministériel de police judiciaire) à nos confrères.

Pour en savoir plus : lire l’article Dauphiné Libéré .

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