Grève « massive » des pharmacies ce jeudi : à quoi faut-il s’attendre ?

Grève « massive » des pharmacies ce jeudi : à quoi faut-il s’attendre ?
Grève « massive » des pharmacies ce jeudi : à quoi faut-il s’attendre ?

Attention, votre pharmacie risque d’être fermée ce jeudi. Un appel à la grève a été lancé par la Fédération des pharmaciens d’officine (FSPF) et l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO). Il s’agit de tirer la sonnette d’alarme face à une « dégradation de l’accès aux soins dont nos concitoyens sont les premières victimes », écrit la FSPF dans un communiqué.

Le mouvement de grève risque d’être très populaire. “99% des pharmacies seront fermées”, a alerté ce mercredi un pharmacien de Châteaudun (Eure-et-Loir). Les autorités recommandent aux usagers d’anticiper les renouvellements d’ordonnances et de composer le 15 (Samu) en cas d’urgence. « La mobilisation s’annonce massive. Certains départements, comme l’Aude et la Mayenne, auront plus de 90 %, voire 100 % des pharmacies déclarées en grève », nous a indiqué mardi Pierre-Olivier Variot, président de l’USPO.

Un « service pharmaceutique minimum » sera mis en place pour répondre aux urgences. Les pharmacies de garde ont été réquisitionnées par arrêté préfectoral dans les secteurs les plus touchés.

La liste est mise à jour progressivement ce mercredi sur le site Internet de chaque Agence régionale de santé (ARS). A Paris, onze pharmacies ont été réquisitionnées, dont la liste a déjà été publiée sur le site de l’ARS. Les professionnels qui ne travailleront pas sont appelés à manifester, en région le matin et à Paris l’après-midi.

Parmi les quelque 20 000 pharmacies que compte le pays, « 2 000 ont fermé en dix ans, 300 l’an dernier, 100 sur trois mois en 2024, et ceux qui font grève jeudi ne veulent pas être les prochains », a expliqué au Parisien le président de la FSPF.

Les demandes sont multiples. Les pharmaciens réclament le « maintien de l’officine dans les territoires fragiles » et une revalorisation financière. Les syndicats réclament une augmentation des rémunérations alors qu’un projet de nouvel accord doit être débattu jeudi 5 juin avec l’Assurance maladie. Il s’agit “notamment de couvrir les 14% d’inflation depuis 2019”, a expliqué Philippe Besset.

Les pénuries de médicaments, qui s’accentuent depuis plusieurs années, « complexifient la prise en charge des patients », déplore la FSPF. Enfin, les pharmacies s’inquiètent également des « rumeurs de déréglementation du réseau officinal » liées à une éventuelle ouverture de la vente en ligne de médicaments.

Contacté lundi, le ministère de la Santé a estimé que « cette grève n’était pas nécessaire ». Avant de changer de ton. Mardi, Frédéric Valletoux a assuré à l’Assemblée nationale que les slogans des pharmaciens “doivent être écoutés” et a assuré vouloir “continuer à accompagner les mutations de ces métiers”.

 
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