Air Canada autorisée à tester les cheveux des employés pour détecter la consommation de cannabis

Air Canada autorisée à tester les cheveux des employés pour détecter la consommation de cannabis
Air Canada autorisée à tester les cheveux des employés pour détecter la consommation de cannabis

Un arbitre fédéral du travail a autorisé Air Canada à utiliser un test capillaire d’agent de bord après que les deux colocataires et collègues de l’homme ont affirmé qu’il fumait du cannabis avec une conduite d’eau et avaient fait des blagues sur le détournement d’un avion.

Selon une décision rendue publique la semaine dernière, l’agent de bord connu sous le nom de CB a été expulsé du logement abritant 14 employés d’Air Canada après une réunion au sujet de son comportement. Deux de ses collègues ont fait des signalements qui ont été transmis à un chef de service basé à Vancouver, déclenchant une demande d’analyse capillaire de CB et une bataille entre Air Canada et le Syndicat canadien de la fonction publique.

L’arbitre William Kaplan a été appelé après CB a volontairement fait don d’une mèche de cheveux le 18 avril. Le syndicat a déposé une requête, décrite par l’arbitre commeextraordinaired’interdire à Air Canada de se fier aux résultats des tests jusqu’à ce que CB eu la possibilité de contester cette demande.

CB était absent du travail en mars et devait retourner au travail à la mi-avril. Le 29 mars, ses colocataires décident de l’expulser de leur logement à 1euh May et lui a conseillé d’utiliser le programme de soutien aux employés de l’entreprise.

À l’insu du syndicat et CB, deux d’entre eux ont écrit des lettres à un superviseur. L’arbitre cite l’une des plaintes : [Il] semblait étourdi un jour sur deux et semblait être sous l’influence de substances.

L’arbitre ajoute que selon ce confrère, CB aurait fait référence à un détournement d’avion, sur un ton d’humour noir, mais qui inquiétait quand même. William Kaplan mentionne qu’un autre collègue a dit que CB utilisé une pipe à eau pour fumer du cannabis. Selon ce collègue, CB aurait déclaré que si la compagnie aérienne l’apprenait, cela ne lui importait pas car il avait d’autres opportunités d’emploi. Il aurait alors à nouveau fait référence à un détournement d’avion.

Différents tests pour détecter les substances

Tester une mèche de cheveux permet de détecter les substances utilisées au cours des 3 derniers mois, contrairement à la salive qui ne montre qu’une consommation récente et à l’urine qui la montre au cours des 7 derniers jours.

Air Canada a affirmé qu’un test capillaire était nécessaire parce que plus de deux semaines s’étaient écoulées entre les rapports des collègues et l’appel pour un test.

Le syndicat affirme n’avoir pas été informé qu’Air Canada prévoyait de procéder à ce test, et juge que cette décision viole les règles des conventions collectives. L’arbitre explique que le syndicat considère cela une intrusion inacceptable dans la vie personnelle des salariés.

Selon les avocats du syndicat, l’entreprise n’a pas le droit de contrôler la vie de ses salariés lorsqu’ils ne sont pas en service ou soumis à leurs fonctions.» a écrit l’arbitre dans sa décision.

Il est interdit au personnel de cabine d’Air Canada de consommer des drogues illégales et de la marijuana à tout moment, même en dehors de leurs fonctions ou du lieu de travail, à moins que des médicaments ne soient prescrits. (Photo d’archives)

Photo : - Canadienne / Darren Calabrese

De son côté, Air Canada assure que ce test capillaire était un exception justifiée par les faits. L’entreprise considère que le risque de retour au travail du salarié l’emporte largement sur les intérêts du syndicat ou du salarié. Air Canada dit qu’elle avait besoin de ses résultats et qu’elle devait agir en conséquence.

Même si l’arbitre assure que le syndicat avait le droit de protéger la vie privée de ses membres, il s’est néanmoins rangé du côté d’Air Canada et a décidé que la compagnie avait un intérêt de sécurité tout à fait légitime à protéger. L’arbitre explique qu’Air Canada aurait fait preuve de négligence si elle avait ignoré les informations qu’elle avait reçues.

William Kaplan a souligné qu’il est interdit au personnel de cabine d’Air Canada de consommer des drogues illégales et de la marijuana à tout moment, même en dehors du service ou du lieu de travailsauf si des médicaments sont prescrits.

L’arbitre a expliqué que le syndicat peut toujours contester la façon dont la direction a traité l’affaire et toute mesure disciplinaire associée, mais a déclaré qu’entre-temps les résultats des tests sur les mèches de cheveux produiront des informations utiles. Dans un communiqué, Air Canada salue cette décision qui confirme que la sécurité est essentielle dans [ses] activités.

Avec les informations de Jason Proctor

 
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