à Saintes, des bâtiments vulnérables diagnostiqués

à Saintes, des bâtiments vulnérables diagnostiqués
à Saintes, des bâtiments vulnérables diagnostiqués

CONTREMercredi 29 mai matin, dans la cour gravillonnée du musée Dupuy-Mestreau à Saintes, la pluie a gêné la collecte des données satellitaires. Quelques instants plus tard, l’équipe dirigée par Alexis Pelud, technicien de l’EPTB Charente, en charge de l’opération de diagnostic de l’Agglo de Saintes, a profité d’un ciel moins nuageux pour effectuer les mesures topographiques qui doivent indiquer où se situe le Dupuy-Mestreau. Le musée est situé par rapport au niveau de la mer. La suite de la visite…

CONTREMercredi 29 mai matin, dans la cour gravillonnée du musée Dupuy-Mestreau à Saintes, la pluie a gêné la collecte des données satellitaires. Quelques instants plus tard, l’équipe dirigée par Alexis Pelud, technicien de l’EPTB Charente, en charge de l’opération de diagnostic de l’Agglo de Saintes, a profité d’un ciel moins nuageux pour effectuer les mesures topographiques qui doivent indiquer où se situe le Dupuy-Mestreau. Le musée est situé par rapport au niveau de la mer. Le reste de la visite s’effectue à l’intérieur. Entre les murs de cette ancienne demeure du XVIIIème sièclee siècle, le réseau est insuffisant pour collecter des données satellitaires. Un ruban à mesurer à l’ancienne fera l’affaire.

Alexis Pelud est accompagné de deux collègues qu’il forme pour ce programme pilote intégré au Papi (Programme d’Action de Prévention des Inondations) du fleuve Charente. L’enveloppe s’élève à 5,6 millions d’euros pour la période 2024-2030. Cette campagne concerne 56 communes traversées par le fleuve Charente. Alexis Pelud a réalisé une mission similaire, toujours pour l’EPTB, ces deux dernières années pour les communes de Port-d’Envaux, Romegoux, Crazannes, La Vallée et Geay.

Privés de cet été

Dans très peu de temps, Mona Jean-Baptiste et Paolo Spronck interviendront respectivement sur les territoires du Grand-Cognac et du Grand-Angoulême afin de réaliser un diagnostic de vulnérabilité, dresser un rapport et préconiser des travaux et équipements tels que batardeaux, vannes. anti-retour, remontée des prises. Pour l’Agglo de Saintes, 1 126 foyers « vulnérables » ont été recensés. La campagne de diagnostic des logements particuliers et professionnels débutera cet été.

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5,42 mètres le 13 novembre 2023, 6,08 mètres le 17 décembre 2023 et 5,54 mètres le mercredi 6 mars 2024. Les crues de cet hiver ont connu trois pics à l’échelle du pont de Palissy et les Saintais avaient les pieds dans l’eau. Le changement climatique est-il en cause ? Pourquoi Saintes a-t-elle été construite en partie dans le lit du fleuve ? Faut-il repenser la ville ? « Sud Ouest » tente de répondre à ces questions.

Pour le moment, les techniciens s’intéressent aux bâtiments publics. Rien qu’à Saintes, une vingtaine de bâtiments sont susceptibles d’être inondés, en prenant comme référence la crue centennale de 1982. Mairie, Episol, Musée Archéologique… tous sont exposés à des degrés divers. Alexis Pelud observe les lieux, interroge le conservateur du musée, Maximilien Fortin, et recueille les souvenirs des personnes présentes à l’accueil.

Le musée a été épargné par les inondations de ces dernières années mais il est important de s’y préparer. Ce n’est pas vraiment nouveau. Depuis longtemps, aucune des collections du musée Dupuy-Mestreau n’a été à la portée des inondations puisqu’elles sont exposées aux étages supérieurs. Les équipements informatiques d’accueil sont aujourd’hui les plus vulnérables. Parmi les outils existants, il y a le Plan de Sauvegarde des Travaux (PSO) qui a été activé cet hiver pour le Musée Archéologique. Il a permis d’évacuer les pièces vers un endroit sûr. L’immeuble de la place Bassompierre était au programme de la visite d’aujourd’hui.

Que ce soit pour les collectivités ou les particuliers, le diagnostic est gratuit. Si les collectivités ne peuvent légalement aller au-delà de 80 % d’aide, les particuliers pourront bénéficier d’un soutien allant « jusqu’à 100 % », insiste Alexis Pelud. L’enjeu est « d’augmenter le taux de transition professionnelle » qui n’est que de 5% selon les observations nationales. Dans ce programme, tout est fait pour que le financement ne soit pas un frein. En plus d’un taux de subvention très élevé, le programme prévoit un système d’avance de fonds. Autrement dit, il serait dommage de s’en priver.

(1) Inscrivez-vous à l’EPTB en appelant le 07 65 16 77 00 ou en envoyant un email à [email protected].

 
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