Un sombre portrait de l’itinérance au Nouveau-Brunswick

Un sombre portrait de l’itinérance au Nouveau-Brunswick
Un sombre portrait de l’itinérance au Nouveau-Brunswick

Carman Welver est à la recherche d’un travail et d’un logement. Mais il a perdu ses papiers d’identité et lutte contre une toxicomanie.

Le joueur de 38 ans a déjà connu la stabilité. Il était directeur de trois restaurants McDonalds à Moncton. Mais une série d’événements malheureux l’entraînent dans une spirale qui se termine dans la rue.

Carman Welver est à la recherche d’un emploi qui, selon lui, lui permettrait de trouver un logement.

Photo : Radio-Canada / Louis-Philippe Trozzo

La dépendance est un combat quotidien.

Une citation de Carman Welver

Carman réside au refuge Maison de récolte en attendant de trouver un logement, mais sans emploi, les 640 $ qu’il reçoit chaque mois de l’aide sociale ne suffisent pas à payer le loyer.

Les hommes ayant des problèmes de santé surreprésentés

L’histoire de Carman n’est pas unique si l’on s’appuie sur les données collectées par le Conseil du développement humain (HDC) lors d’une enquête auprès de la population sans abri réalisée en avril 2023.

Au Nouveau-Brunswick, une personne en situation d’itinérance est généralement un homme célibataire non immigrant (70 %) âgé d’une quarantaine d’années et qui n’est pas originaire de la communauté dans laquelle il se trouve.

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Il a abandonné ses études avant ou peu après le lycée et souffre de problèmes de santé divers et souvent multiples, notamment de toxicomanie et de santé mentale.

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Il a probablement perdu sa maison après avoir été expulsé, peut-être parce qu’il avait des difficultés à payer son loyer. Il a du mal à trouver un logement car il ne trouve pas de loyer abordable.

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Ces données sont tirées du troisième décompte ponctuel de Everyone Matters réalisé en avril. 2023. Cette enquête a été réalisée dans 87 communautés au Canada. Au Nouveau-Brunswick, c’est Conseil du développement humain (HDC) qui coordonne le tout. Le 17 et le 18 En avril 2023, des sondages ont été menés auprès de 687 personnes sans abri à Moncton, Fredericton, Saint John, Bathurst, Miramichi et St. Stephen.

89 décès en un an

Il est très difficile d’estimer le nombre de personnes sans abri, en raison de la variabilité des situations personnelles. Mais il y a, dans les trois grandes villes du Nouveau-Brunswick, environ 650 personnes en situation d’itinérance chronique, dont près de la moitié ont été identifiées dans la région de Moncton.

LE HDC utilise un système pour identifier les personnes qui vivent des épisodes d’itinérance de durée variable.

Entre le 1er mars 2023 et le 31 mars 2024, 89 de ces personnes ont vu leur statut passer à « décédé ».

Selon le directeur principal de l’organisation, Greg BishopIl est difficile de dire si tous ces décès sont directement liés au statut de sans-abri de la personne, mais il n’hésite pas à affirmer que le nombre réel est sans doute plus élevé.

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Kim Usher vit dans la rue depuis deux ans et demi.

Photo : Radio-Canada / Louis-Philippe Trozzo

On sait que des gens sont morts dans les camps ou par overdose. Nous n’avons pas toutes les raisons. Mais c’est le nombre minimumil explique.

Les crises nationales du logement et des opioïdes affectent désormais le Nouveau-Brunswick, comme nous l’avons vu au cours des dernières années, une augmentation du nombre de sans-abri comme jamais auparavantnote le chercheur.

LE HDC prépare déjà son prochain décompte, qui aura lieu à l’automne. Nous envisageons déjà d’inclure un plus grand nombre de communautés, y compris les communautés rurales qui observent un phénomène presque invisible il y a quelques années à peine.

Autre informations:

  • Il y a 346 lits disponibles dans les refuges de la province, avec un taux d’occupation moyen de 81 % ;
  • 30 % des personnes interrogées déclarent avoir déjà vécu dans une famille d’accueil ou un foyer de groupe lorsqu’elles étaient mineures ;
  • 19 % des personnes interrogées s’identifient comme autochtones ;
  • 11 % des personnes interrogées s’identifient comme appartenant à la communauté LGBTQ+ ;
  • 25 % des femmes ont déclaré avoir été enceintes alors qu’elles étaient sans abri.

Avec les informations de Louis-Philippe Trozzo

 
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