En Colombie-Britannique, 25 jeunes meurent d’une overdose chaque année depuis 5 ans

En Colombie-Britannique, 25 jeunes meurent d’une overdose chaque année depuis 5 ans
En Colombie-Britannique, 25 jeunes meurent d’une overdose chaque année depuis 5 ans

Entre 2019 et 2023, 126 jeunes et enfants sont morts d’une surdose en Colombie-Britannique, selon le service des coroners de la province.

En moyenne, 25 jeunes de moins de 19 ans sont décédés chaque année durant cette période, soit près du double du nombre moyen observé entre 2014 et 2018.

La situation est « inacceptable », déclare Danya Fast, chercheuse au Centre sur l’usage de substances de la province et professeure adjointe au département de médecine de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC).

Selon elle, il faut réduire les risques associés à la consommation de drogues tout en misant sur la prévention.

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Fentanyl, le grand coupable

Les surdoses seront la principale cause de décès non naturels chez les jeunes entre 2019 et 2023, selon le service des coroners.

L’une des principales raisons est la présence de fentanyl, indique le Service des Coroners, qui a été détecté dans 83 % des cas.

Les drogues sont très toxiques et nous voulons que les jeunes testent leurs droguesdit Danya Fast.

Actuellement, le Centre sur l’usage de substances répertorie 18 centres de dépistage de drogues dans toute la province. Cependant, ils sont concentrés dans le sud de la Colombie-Britannique, ce qui signifie que les communautés sont négligées par ce service.

Nous voulons que tous les jeunes qui consomment des drogues dans cette province aient accès aux tests.

Une citation de Danya Fast, professeur adjoint au département de médecine duUBC

Crise de santé mentale sans précédent

Les deux tiers des jeunes décédés par overdose au cours des cinq dernières années avaient fait l’objet d’un diagnostic de santé mentale ou présentaient des signes anecdotiques de troubles de santé mentale, indique le Service des Coroners.

Les affections comprenaient des troubles du comportement, de la personnalité ou de l’humeur, ainsi que des troubles anxieux.

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Nous vivons une crise de santé mentale sans précédentdit Danya Fast.

Selon le chercheur, la pandémie a aggravé l’isolement dont souffraient de nombreux jeunes : Et lorsque des jeunes consomment des drogues dans un contexte d’isolement accru, nous nous retrouvons face à une situation très dangereuse.

Où sont morts ces jeunes ?

  • 73% des décès ont eu lieu dans des résidences privées.
  • Plus de la moitié des jeunes (51 %) consommaient de l’alcool seuls.
  • Seulement 11 % des décès sont survenus à l’extérieur.

Source : Service des coroners de la Colombie-Britannique

Des photos des victimes sont placées, une à une, lors d’un hommage rendu à Vancouver dans le cadre de la Journée internationale de sensibilisation aux surdoses, le 31 août 2023.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Encouragez les conversations

Danya Fast travaille depuis plus de 15 ans auprès des jeunes qui consomment des drogues en Colombie-Britannique. Elle note qu’ils sont très conscients de la dangerosité des drogues présentes sur le marché.

De nombreux jeunes vivent la perte d’amis et de membres de leur famille qui les entourent. Ils savent que les drogues sont dangereuseselle dit.

[Les jeunes] continuer à consommer des drogues même dans ce paysage où il y a tant de dangers et de risques. Et dans ce contexte, ce que nous voulons faire, c’est ouvrir des conversations avec eux.

Une citation de Danya Fast, professeur adjoint au département de médecine duUBC

Il encourage un dialogue ouvert entre parents, adultes et jeunes : Nous voulons pouvoir parler aux jeunes des drogues de manière à susciter leurs commentaires.

Au-delà des drogues

La lutte contre ces décès ne se limite pas à la drogueajoute Danya Fast. Les drogues n’en sont qu’un élément, et la réduction des méfaits est également un élément important pour sauver des vies, mais ce n’est pas tout. Nous avons besoin de meilleurs services.

Selon le chercheur, le problème doit être abordé sur tous les fronts, qu’il s’agisse directement de la consommation, mais aussi de la santé mentale, du logement ou des services sociaux.

Sauver ces vies, selon ce rapport, est une priorité urgente dans cette provinceconclut-elle.

Besoin d’aide?

Les ressources sont disponibles 24h/24 et 7j/7 :

  • Service d’information et de conseil sur l’alcool et les drogues, sans frais, au 1 800 663-1441 et, pour le Grand Vancouver, au 604 660-9382 ;

  • ligne de prévention du suicide : 1 800 SUICIDE ou 1 800 784-2433;

  • soutien en santé mentale : 310-6789 (pas d’indicatif régional) ;

  • Jeunes, je vous écoute, par téléphone, au 1 800 668-6868, ou par texto, au 686868.

Avec les informations d’Akshay Kulkarni

 
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