les nappes se rechargent en Isère mais les pluies abondantes ne conviennent pas forcément aux agriculteurs

les nappes se rechargent en Isère mais les pluies abondantes ne conviennent pas forcément aux agriculteurs
les nappes se rechargent en Isère mais les pluies abondantes ne conviennent pas forcément aux agriculteurs

La sensation de vivre un printemps pluvieux se reflète dans les mesures de Météo France en Isère. Selon Denis Roy, son responsable dans les Alpes du Nord, « les mesures, notamment au mois de mai, sont 1,5 fois supérieures à la moyenne ». […] En mars, c’était également le cas avec des valeurs à peu près similaires. En revanche, le mois d’avril a été déficitaire même s’il est plutôt gris.

Beaucoup d’eau pour les nappes

Des pluies printanières qui se sont ajoutées, selon le patron de Météo France, aux excédents automnaux.avec des précipitations importantes en octobre, novembre, décembre« . Le plus important, selon Denis Roy, c’est que «si on fait le point sur la période de recharge», de septembre à mars, «lorsque la pluie qui tombe n’est pas absorbée par les plantes et sert à recharger les nappes phréatiques, elle était excessivement excessive« . C’est même, selon les mesures de Météo France, “le 7ème en quantité depuis les années 1960« . Les réserves de neige en altitude restent également importantes fin mai, par rapport aux deux années précédentes. Si l’on ajoute à cela que les pluies printanières ont permis aux agriculteurs de ne pas arroser, on dit que les indicateurs s’annoncent bons avant l’été et que les nappes phréatiques ont au moins rattrapé le déficit des années précédentes.

Un peu trop d’eau pour l’agriculture

Dans la plaine de la Bièvre, Florent Roudet, céréalier à Brézins le confirme : les nappes phréatiques sont bien remplies et il n’y aura aucun problème cet été s’il faut irriguer en juillet et août. “C’est le point positif« En revanche, les récoltes sont moins réussies. L’abondance des pluies en mai a «pression accrue de la maladie», pour le blé, l’orge et le colza et empêche de semer le maïs et le tournesol dans de bonnes conditions, ce qui est «jusqu’à un mois et demi de retard dans certains secteurs« . L’histoire est un peu la même, à une autre échelle, chez Stefany Rey, maraîchère au Sappey-en-Chartreuse : le sol argileux est trop humide pour bien planter salades, courges et choux. Il se met en boule. Et les délais ne peuvent pas être prolongés à l’infini. Les plantes poussent dans leurs petits pots et si le sol ne sèche pas rapidement, il sera bientôt trop tard pour les planter.Aprèsajoute Stefany Rey, pour les courges par exemple on n’aura plus suffisamment de temps entre le moment où on plante et le moment où on récolte pour qu’elles soient mûres« .

Un mois de mai pluvieux mais tempéré en Isère

Denis Roy, responsable Météo France pour les Alpes du Nord, situé à Saint-Martin-d’Hères © Radio-France
Théo Hetsch

Une autre information de Météo France est importante, même si les mois à venir pourraient bien la rendre anecdotique : ce mois de mai est extraordinairement pluvieux mais aussi… tempéré. “C’estexplique Denis Roy, responsable de Météo France dans les Alpes du Nord*, premier mois dans les normales saisonnières depuis avril 2023.* Tous les autres ont été plus chauds.

 
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