Cette rampe anti-noyade installée dans le Pas-de-Calais pourrait sauver la vie d’animaux et d’êtres humains

C’est l’aboutissement d’un an et demi d’observations, de recensements et de consultations avec les acteurs locaux. Depuis un an et demi, plusieurs membres de l’ASVL (association des oiseaux aquatiques de la vallée du Lys) réfléchissent à améliorer le sort des animaux tombés dans les eaux de la Lys. En un an, dans ce secteur, les pompiers ont réalisé plus d’une quinzaine d’interventions auprès d’animaux tombés à l’eau.

Matthieu Pinchon, secrétaire de l’ASVL (association des sauvagistes de la vallée du Lys) © Radio-France
Stéphane Barbereau

Matthieu Pinchon, le secrétaire de cette association commence par une observation : “On retrouve des cerfs, des canetons qui ne peuvent pas monter, des chiens et des chats aussi”dit le chasseur qui se souvient également de cette tragédie : “On a eu aussi un décès humain, en juin 2023, un gamin qui n’a pas su rentrer dans les banques”. Un garçon de 14 ans s’est noyé dans un canal à Courcelles-lès-Lens.

Trop haut pour revenir sur la banque

« Ces rampes de secours ont donc intérêt à sauver des vies, en général », résume ce chasseur qui va solliciter plusieurs élus locaux pour obtenir des aides financières, à commencer par le maire de Saint-Venant. Cela s’avère bien, André Flajolet, est également président de l’agence de l’eau Artois-Picardie. L’élu comprend immédiatement l’intérêt du projet : « un animal ne peut pas remonter 60 centimètres de différence entre le niveau d’eau dans lequel il se trouve et le niveau de berge auquel il doit accéder et donc il faut aider, d’une manière ou d’une autre, par des choses simples et faire en sorte qu’il y ait une sorte de tremplin ».

Une rampe en construction dans une courbe du Lys canalisé, à Saint-Venant © Radio-France
Stéphane Barbereau

Coût total de 3 000 euros

Huit rampes ont été installées depuis mi-avril sur la Lys canalisée, tous les 300 mètres environ, sur les communes de Saint-Venant, Thiennes, Haverskerque et Aire-sur-la-Lys. Coût total du projet : 3 000 euros. Un prix relativement modeste qui a contribué à obtenir des financements et le feu vert également de VNF (Voies navigables de France) en charge de la gestion des grands fleuves. Le dispositif sera étudié, grâce à la présence de bacs à boue à la sortie de la rampe, pour quantifier et identifier les animaux qui utilisent la rampe. Si les résultats sont positifs, le dispositif pourrait être étendu à d’autres secteurs de la région, voire ailleurs en France. Des discussions sont en cours pour les installer sur le futur canal Seine-Nord.

#Français

 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

PREV La « doctrine Guilbault » | La presse – .
NEXT Une canicule d’une rare intensité pour juin