Une réglementation sur les langues officielles espérée « le plus rapidement possible »

Une réglementation sur les langues officielles espérée « le plus rapidement possible »
Une réglementation sur les langues officielles espérée « le plus rapidement possible »

Le commissaire aux langues officielles, Raymond Théberge, a réitéré lundi ses appels à l’action auprès du gouvernement et des institutions fédérales pour encadrer et mettre en œuvre la nouvelle loi « le plus rapidement possible ».

« Nous constatons une lenteur dans l’évolution de la réglementation. Il s’agit d’une situation urgente. À mon avis, il faut agir le plus rapidement possible», a-t-il déclaré devant le Comité permanent des langues officielles.

Au début du mois, M. Théberge avait déjà invité la présidente du Conseil du Trésor, Anita Anand, à publier son règlement sur la partie VII de la Loi « le plus tôt possible ». Car cet article du texte législatif, qui concerne « la progression vers l’égalité de statut et d’usage du français et de l’anglais », est celui qui aura « le plus grand impact sur le développement de nos communautés ».

Le commissaire estime également que la nouvelle version du Cadre de responsabilisation et de responsabilisation préparé par le Conseil du Trésor n’est pas assez « prescriptive ». « Nous avons été consultés, mais cela n’a pas nécessairement donné les résultats souhaités. […] Nous donnons encore trop de latitude aux institutions fédérales pour juger de la manière dont elles doivent mettre en œuvre la loi. »

Or, ce sont ces mêmes institutions qui « ne prennent pas […] sérieusement » leurs obligations linguistiques, prévenait M. Théberge il y a quelques semaines. Ces derniers « devront redoubler d’ardeur », a-t-il encore insisté lundi après-midi. « Nous avons besoin d’une relance […] engagement, et cela commence par la haute direction et cela commence également par le leadership des ministres. »

« Travailler avec respect » en commission

Même si elle n’a pas réussi jeudi dernier à destituer le député franco-ontarien Francis Drouin de son poste de président de la section canadienne de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, l’opposition est revenue à la charge, profitant de la présence du commissaire pour l’interroger sur les propos du libéral commentaires.

«Je pense que ce qui est important, c’est toujours de travailler dans le respect», a répondu sobrement Raymond Théberge. “Un tableau, en soi, ne représente pas une réalité entière”, a-t-il ajouté. «Mais je pense que ce qui est important, c’est de réaliser qu’il est extrêmement important, surtout pour les francophones en milieu minoritaire, d’avoir accès à un système éducatif de la petite enfance jusqu’au postsecondaire dans la langue de la minorité pour justement contrebalancer le système très anglophone.» -environnement parlant dans lequel il se trouve. »

Le ministre des Langues officielles, Randy Boissonnault, a décliné l’invitation à revenir témoigner pour conclure l’étude du comité sur le financement des établissements postsecondaires en milieu minoritaire, a indiqué lundi le président René Arseneault. Complètement effacé par les débats sur l’appel à la démission de M. Drouin, l’élu, qui devait témoigner ce mois-ci, n’avait répondu qu’à une seule question, sur les excuses de son collègue.

Ce rapport est soutenu par l’Initiative de journalisme local, financée par le gouvernement du Canada.

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