Toujours des incertitudes sur la présence des CRS cet été sur les plages de la Côte d’Opale

Toujours des incertitudes sur la présence des CRS cet été sur les plages de la Côte d’Opale
Toujours des incertitudes sur la présence des CRS cet été sur les plages de la Côte d’Opale

Plus de 2 400 policiers et gendarmes sont attendus en renfort cet été dans le Nord (1 683 plus précisément) et dans le Pas-de-Calais (736). Ces chiffres ont été donnés ces derniers jours par les préfectures des deux départements. Ces renforts devraient permettre de« offrir à chacun – où qu’il se trouve sur le territoire national – un niveau de protection renforcé » malgré les Jeux Olympiques, peut-on lire dans les communiqués.

Cela signifie-t-il que des sauveteurs en mer CRS seront cet été sur les plages du littoral pour surveiller les baignades et prévenir les incivilités ? Le flou demeure explique Michael Duval, secrétaire zonal de l’UNSA CRS des Hauts-de-France. “On dira qu’il y a 90% de chances que ce soit négatif, explique le représentant syndical. Mais nous attendons un écrit. On nous dit « ça n’arrivera pas », sauf qu’il n’y a rien d’écrit [par l’administration] aujourd’hui.

Les policiers spécialisés ont également réussi les tests annuels et sont donc opérationnels. « Est-ce que le ministère les a fait passer pour en mettre certains sur les plages ? Est-ce pour sécuriser les JO, avec la cérémonie d’ouverture sur la Seine, avec les épreuves d’aviron, de canoë ?» demande Michael Duval. Aucune réponse n’a encore été donnée.

Sur la côte, on anticipe

Une trentaine de CRS sont habituellement mobilisés en juillet et août sur le littoral du Nord-Pas-de-Calais. Ils sont par exemple au nombre de 12, mis à disposition du service unifié des plages de la Côte d’Opale. L’association regroupe les sauveteurs du Touquet, Merlimont, Stella et Sainte-Cécile. “Pour l’instant, nous n’avons pas de lettre officielle précisant que ces CRS ne sont pas mis à disposition”explique le président du service unifié, Yannick Verez.

L’élu de Camiers ne cache pas son visage. Il a déjà commencé à recruter des nageurs-sauveteurs civils pour remplacer ces policiers, « Mais je ne pense pas pouvoir compenser complètement.« Selon lui, il en faudrait une vingtaine pour garantir le même temps de présence que les CRS, qui travaillent environ 50 heures par semaine.

Face au manque d’armes, Yannick Verez est obligé de faire des ajustements. “Ces sauveteurs peuvent être amenés à effectuer des rotations plus fréquentes au bord de l’eau. Deuxièmement, il faudra sûrement réduire la zone de baignade surveillée, en fonction des forces en présence le jour.» Par exemple passer de 500 à 300 mètres de plage surveillée.

Plus d’incivilités sans CRS ?

Autre crainte partagée par les élus concernant l’absence de CRS sur les plages, c’est la multiplication des incivilités. Par exemple, la consommation d’alcool sur le sable, la présence de chiens dans les zones de baignade.

Les élus craignent que les jeunes secouristes, souvent âgés de 18 à 23 ans, ne parviennent pas à mettre fin à ces désagréments, où les CRS bénéficient d’une autorité naturelle. “C’est bien plus confortable pour un maire d’avoir des CRS, des policiers, pour faire respecter l’ordre sur les plages», confie Paulette Juilien-Peuvion, maire de Neufchâtel-Hardelot.

Cette année, l’édile ne pourra pas compter sur les trois agents habituellement présents sur la plage. Sa police municipale va donc renforcer ses patrouilles près du littoral pour tenter de faire respecter les règles cet été.

 
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