Les policiers du SPVM craignent de perdre leur contrat

Les policiers du SPVM craignent de perdre leur contrat
Les policiers du SPVM craignent de perdre leur contrat

Les policiers de Montréal demandent l’appui de Valérie Plante car ils craignent de ne plus s’occuper de l’aéroport Montréal-Trudeau, qui a lancé un appel d’offres pour évaluer les propositions des autres corps policiers.

« Pour nous, c’est une question de sécurité publique. Cela n’aurait aucun sens qu’un autre corps de police soit présent à l’aéroport de Montréal. […] Nous demandons au maire d’agir parce qu’il n’y a personne qui puisse faire le travail comme les policiers du SPVM », a déclaré Yves Francoeur, président de la Fraternité des policiers de Montréal (FPPM), en entrevue avec Le journal.

Lundi, M. Francoeur a envoyé une lettre à la mairesse de Montréal, Valérie Plante, pour lui faire part de son inquiétude quant à la possibilité que le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) perde le contrat de service policier de l’aéroport de Montréal.

« C’est une question de sécurité publique », soutient le président de la Fraternité.

Pas cohérent

L’appel d’offres a été lancé alors que le contrat entre l’aéroport de Montréal et le SPVM expire, a indiqué par courriel le porte-parole d’ADM, Eric Forest.

« Les deux parties ont exprimé leur volonté de ne pas renouveler l’entente dans son cadre actuel, un processus d’appel d’offres a été lancé afin d’évaluer les propositions sur le marché qui assureront une offre de service actualisée, adaptée aux besoins de YUL et de ses passagers », a-t-il expliqué.

Selon les informations obtenues par Yves Francoeur, la Sûreté du Québec serait intéressée par le contrat.

« Ce ne serait pas cohérent », insiste-t-il.

L’expérience acquise

Pour ces derniers, la trentaine de policiers du SPVM qui œuvrent à l’aéroport ont déjà acquis une expérience dans le milieu aéroportuaire, dont certains ont 25 ans d’expérience.

« À Montréal, nous sommes capables de mobiliser 350 policiers en seulement 1 heure, un accès rapide à des groupes de soutien spécialisés et une communication beaucoup plus facile », poursuit M. Francoeur.

«La sécurité des voyageurs et des citoyens montréalais doit primer sur toute autre considération que la sécurité des millions de voyageurs qui transitent par l’aéroport annuellement», soutient le président dans sa lettre.

Au moment d’écrire ces lignes, le bureau de Valérie Plante n’avait pas répondu à nos questions.

 
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