Ce quartier du Val-d’Oise fait face au défi de l’insécurité

Ce quartier du Val-d’Oise fait face au défi de l’insécurité
Ce quartier du Val-d’Oise fait face au défi de l’insécurité

Par

Jérôme Cavaretta

Publié le

27 mai 2024 à 18h40

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Simple éclaircie dans un ciel constellé de nuages ​​ou changement durable dans un climat anxiogène ?

Depuis plusieurs semaines, la commune de Cergy-Préfecture (Val-d’Oise) se teinte de bleu. Le bleu de l’uniforme des policiers nationaux et municipaux et des gendarmes mobiles appelés en renfort.

Jamais les Cergynais n’avaient observé autant de forces de l’ordre patrouiller régulièrement la dalle, au sein de la gare RER et ses alentours. Un périmètre où alcooliques, sans-abri et mendiants se côtoient sur fond de trafics en tout genre, révélant le cœur de Cergy-Pontoise sous son pire jour.

L’année dernière, dans le Grand Centre, 150 individus ont été accusés de violences physiques tandis que 119 autres ont été impliqués dans des troubles à l’ordre public. Des chiffres en baisse selon la municipalité, même s’il serait présomptueux de se réjouir trop vite.

« Sentiment d’insécurité »

“Nous craignons une augmentation avec les JO”, a prévenu Denis Février (Génération.s) lors de la récente réunion publique consacrée au Grand centre. Avant que le député à la paix publique de Cergy ne martele comme un mantra que « la Ville était très présente pour lutter contre le sentiment d’insécurité » dans le quartier centre de Cergy et l’ancienne Ville Nouvelle à travers ses médiateurs sociaux, sa police municipale et sa quiétude nocturne. Brigade.

Preuve de ce volontarisme brandi comme un étendard, la reprise fin janvier du passage de la Honte, un couloir qui mène, via un escalier, de la gare à la rue des Galeries. Un couloir étroit qui était squatté par des individus stationnés nuit et jour devant des commerces où ils s’approvisionnaient en alcool. Une cour des miracles des temps modernes que nous avons traversée d’un pas rapide et en nous bouchant le nez pour éviter l’odeur enivrante de l’urine.

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Mais pour éliminer l’insécurité qui pour beaucoup d’habitants et de salariés n’est pas qu’une affaire de ressenti, il faudra que le quotidien du Grand Centre se pare d’un peu plus de bleu.

« Nous avons une soixantaine d’individus qui posent problème dans ce quartier. Il nous manque des policiers nationaux, tonne Jean-Paul Jeandon, le maire Ps de Cergy et président de l’agglomération de Cergypontaine. J’ai adressé un dossier au procureur de la République, au préfet ainsi qu’une lettre, la troisième, au ministre de l’Intérieur lui expliquant que la situation était inacceptable. C’est à l’État d’assurer la sécurité de la gare et de ce quartier.

Pas assez

« Il est inacceptable que l’État n’intervienne pas dans une gare qui voit passer 20 000 personnes chaque jour », insiste Jean-Paul Jeandon. Il y a 100 000 personnes par jour dans le Grand Centre et regardez le nombre de policiers… Il faudra être dans une situation de tranquillité totale lorsque le nouveau commissariat arrivera. » La refonte du centre de gare doit être achevée aux premières lueurs de 2026. Il reste un an et demi pour que le Grand centre passe au bleu profond.

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