du porte-à-porte pour limiter la propagation de l’épidémie

du porte-à-porte pour limiter la propagation de l’épidémie
du porte-à-porte pour limiter la propagation de l’épidémie
>>
Un bidonville du quartier Kirissoni, Mayotte, 24 mai 2024. MAïWENN LE GOFF

“Hodina?” » Devant le portail rapiécé avec des planches sommairement peintes en bleu roi, Chambani Boinaidi prononce la formule de politesse traditionnelle en Shimaoré pour savoir s’il ” quelqu’un là “. Un jeune homme, l’air surpris, apparaît torse nu, en short et en tongs, répondant par le salut habituel : “Caribou” (” Accueillir “). L’animateur de santé de l’association communautaire Horizon demande à cet habitant de M’Tsangamouji, une commune rurale de l’ouest de Mayotte, s’il a « entendu parler du choléra » et s’il est vacciné.

Depuis le début de la matinée, ce mercredi 22 mai, Chambani Boinaidi sillonne le quartier de la Vigie pour rencontrer “le plus grand nombre possible”. Quelques minutes avant ce porte-à-porte, l’infirmière de la réserve sanitaire qui l’accompagnait avait annoncé dans la rue, à l’aide d’un mégaphone, qu’un stand de vaccination avait été installé à côté du stade.

A M’Tsangamouji, 320 personnes se sont déjà présentées les jours précédents, sous le barnum installé par les équipes de l’agence régionale de santé (ARS), pour se faire vacciner. Après le quartier de Kirissoni, dans la commune de Koungou, où un enfant de 3 ans est décédé le 8 mai, et où 64 cas ont été enregistrés, M’Tsangamouji constitue un deuxième foyer d’épidémie à contamination autochtone. Quinze cas y ont été officiellement recensés, selon Santé publique France. Un troisième foyer actif a été détecté à Passamainty, dans la banlieue sud de Mamoudzou.

122 cas enregistrés

Les derniers chiffres, publiés le 27 mai, indiquent que, depuis l’apparition du premier cas à Mayotte le 18 mars, 122 cas ont été enregistrés sur l’île. L’ARS a annoncé, dimanche 26 mai, un deuxième décès sur l’île lié au choléra : une femme de 62 ans, décédée à son domicile à Mamoudzou.

Lire aussi | Mayotte face à une épidémie de choléra : 85 cas enregistrés et appel à de nouveaux réservistes sanitaires

Ajouter à vos sélections

Pour stopper la propagation de la maladie dans ces quartiers, la stratégie des autorités sanitaires passe, après avoir pris en charge les malades et les cas contacts, à travers des maraudes, des actions de « recherches de cas actives » et une vaccination ciblée. Les consignes de sensibilisation à la dangerosité de la maladie sont rappelées : appeler le 15 (SAMU) en cas de premiers symptômes qui sont des diarrhées et des vomissements.

A M’Tsangamouji, derrière leur table pliante, un médecin, trois infirmières, deux membres de l’association Horizon expliquent que le vaccin est ” gratuit “, que “Ce n’est pas une injection, mais juste quelque chose à boire.” Ils proposent aux familles un exercice de lavage des mains en rappelant avec des mots simples que les bactéries se propagent par les matières fécales, l’eau et les aliments, qui peuvent avoir été contaminés. Les équipes distribuent des pastilles de chlore pour purifier l’eau, des bouteilles, du gel hydroalcoolique.

Il vous reste 71,61% de cet article à lire. Le reste est réservé aux abonnés.

 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

PREV plus de 350 Maloyèrs se réunissent samedi, une première à La Réunion ! – .
NEXT Du 14 au 16 juin, animations autour de l’archéologie à La Réunion