pour cet éleveur cantalien, l’Europe « est nécessaire »

Quand on pense à l’Europe politique, on pense souvent à l’agriculture. Et cette fameuse PAC, politique agricole commune. Un lien justifié d’ailleurs puisque les aides à l’agriculture s’élèvent à un milliard d’euros dans la région.

Mais lors du dernier mouvement paysan, l’Europe a souvent été montrée du doigt. Nous avons donc interrogé Patrick Bénézit, vice-président de la FNSEA, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles, premier syndicat agricole français, et éleveur dans le Cantal.

L’Europe, ça vous plaît ou pas ??

“Il est nécessaire. Jusque dans les années 1980, l’État soutenait le marché, intervenait lorsque les prix tombaient en dessous des coûts de production. Il y a eu un virage libéral. Aujourd’hui, c’est l’Europe qui compense. Il existe également des allocations d’invalidité pour les régions de montagne.»

Cette aide permet aux consommateurs de disposer de nourriture à moindre coût. Sans cette aide, aucun secteur ne couvrirait ses coûts de production.

L’Europe est donc nécessaire ??

« Cette politique est plutôt bien menée. Quand on est dans le Massif Central et qu’on vend de la viande en Italie, avoir une monnaie commune évite les dévaluations, comme avant.»

Cette aide permet aux consommateurs de disposer de nourriture à moindre coût. Sans cette aide, aucun secteur ne couvrirait ses coûts de production.

Alors comment expliquer la critique permanente de l’Europe ?

« Parce qu’il y a un manque d’orientation et de cohérence entre l’Europe et le monde extérieur.

On ajoute une règle toutes les cinq minutes en Europe et en même temps, on laisse entrer tout et n’importe quoi de l’extérieur. Cela explique la méfiance. Les agriculteurs ne comprennent pas ces contradictions.

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Nous n’avons aucune envie de revenir à des viandes contenant des hormones de croissance et à des viandes chargées d’antibiotiques.
Nous ne pouvons pas être soumis à une concurrence qui n’a pas les mêmes règles. Et ce problème ne concerne pas seulement l’agriculture.»

Oui, le grand problème de l’économie face à la mondialisation. Pour les consommateurs, il est important de savoir : existe-t-il encore des farines animales utilisées dans d’autres pays ?

« Les farines animales, les hormones de croissance sont ailleurs, oui. En fait, c’est même la norme. Le modèle européen est unique. Et nous voulons le protéger. Si nous combattons, c’est pour le protéger et non pour le détruire.

Simon Antoine

 
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